Cinq activités "insolites" pour vos vacances en Vendée

VENDEE GLOBE Remisedes prix © Vincent_CURUTCHET

VENDEE GLOBE Remisedes prix © Vincent_CURUTCHET

Sur la côte atlantique française, la Vendée fait partie des Pays de la Loire. Ses longues plages de sable et ses îles magnifiques font depuis belle lurette rêver ses oficionados, ivres de sports nautiques ou simplement attirés par des lieux magiques, inconnus et cachés. L’arrière-pays, légèrement vallonné, constitue de son côté un paradis pour les cyclistes qui découvrent des trésors architecturaux, patrimoine de grande valeur. Pour sortir des sentiers battus et ajouter du piment à vos vacances, il existe quelques activités qui de nature à vous surprendre et vous faire vivre cette belle région d’une façon inoubliable. Voici 5 idées pas comme les autres. Accrochez-vous, la Vendée va vous étonner!

 

1. Survolez la Vendée !  Le bocage et le marais poitevin en montgolfière

La Vendée vue d’en haut, c’est encore plus beau ! La montgolfière est un moyen sensuel, très doux et écologique d’arpenter les cieux. Vous survolerez le marais poitevin et le site du Puy du Fou au lever du jour ou en soirée. La tête dans les nuages, vous serez accompagnés de Damien et de son fils Thomas, qui totalisent plus de 2300 heures de vol. Avec, en récompense, un panorama à 360°! Une expérience inoubliable à faire au moins une fois dans sa vie!

© Olivier BLANCHET

© Olivier BLANCHET

2. Approchez les plus rapides coursiers des mers! Bienvenue dans le monde du Vendée Globe

Qui n’a jamais entendu parler de cette épreuve mythique du monde de la voile? Le Vendée Globe est en effet la seule course autour du monde sur monocoques, en solitaire, sans escale, sans assistance et en passant par les 3 caps… Les marins qui y participent sont livrés à eux-mêmes durant pas moins de trois mois! Le Vendée Globe, c’est à lui seul plus d'un million de visiteurs venus découvrir les bateaux et rencontrer les skippers sur les pontons aux Sables d’Olonne, durant les 3 semaines qui précèdent le départ -soit du 15 octobre au 5 novembre- fixé cette année au 6 novembre.

© Béatrice

3. Traversez la Vendée sur l’eau ! Du marais à l’océan en kayak

Une véritable aventure et un périple de 6 jours qui ravira les amoureux de la nature à la recherche de nouveautés. Durant six jours, parcourrezles cours d’eau et le marais, franchissez des écluses, bivouaquez (à la belle étoile, sous tente ou sous tipi !) dans des paysages à couper le souffle pour au final atteindre l’Atlantique, la Baie de l'Aiguillon et enfin, l'île de Ré... 6 jours pour s'adonner au kayak dans la deuxième plus grande zone humide de France et parcourir une foule d’écosystèmes. Inoubliable!

 

© A. Lamoureux

© A. Lamoureux

4. Offrez-vous des instants ‘glisse’ ! Surf et kitesurf. Ici, ces sports sont souverains...

En Vendée, la glisse est reine. Tournée de bout en bout sur l’Atlantique, on y compte pas moins de 27 hotspots! Les plus beaux sites dédiés au surf ou au kite surf se trouvent le long de la côte sauvage, de Saint Gilles Croix de Vie à La Tranche sur Mer. Alors? Prêts à défier les rouleaux et à vous mesurer aux éléments naturels ? 

© A. Lamoureux

© A. Lamoureux

5. Echappez-vous si vous y arrivez! Lancez-vous dans un jeu d’évasion grandeur nature

En équipe de 3 à 5 personnes, déjouez les pièges et résolvez les énigmes qui vous permettront de vous échapper de la pièce où vous êtes emprisonnés. Attention, vous n'avez que 60 minutes pour trouver la sortie! Vous serez totalement immergés dans l'action avec des décors exceptionnels et des scénarios originaux. Un super moment à passer en famille ou entre amis. 

Pour plus d’informations : www.vendee-tourisme.com 

Les perles de la Haute-Marne automnale

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La Haute-Marne propose cet automne des mini-trips à thème. Voici les coups de cœur de Claudine de Partz, à vivre en couple ou en famille...

D.R.

D.R.

Saveurs d’automne autour de la truffe

Baptisée « Tuber Uncinatum », elle est connue plus communément sous le nom de « Truffe Grise de Bourgogne ». Pour la découvrir, un professionnel vous emmène dans le département de la Haute-Marne à un cavage en forêt. La récolte est suivie d’un repas champêtre, avant un retour en cuisine pour une démonstration culinaire suivie d’un dîner soigné autour de la truffe. L’occasion d’associer nature et gastronomie.

 Infos: Maison Départementale du Tourisme de Haute–Marne. +33 (0) 325 30 39 08 - reservation@tourisme-hautemane.com

Autre suggestion plus ponctuelle : le 8 novembre à Joinville, le Château du Grand Jardin organise une journée sur le thème des « Saveurs d’automne ». Au programme, démonstration de chiens truffiers, rencontre avec des pépiniéristes de plants de truffe et dégustation de plats autour des produits de saison.  

Infos :  réservation@tourisme-hautemarne.com - +33 (0) 3 25 30 39 08  www.haute-marne.fr

La Fête des Sorcières à Chalindrey

Voix de l’Enfer, tunnel de l’horreur, labyrinthe terrifiant ou taverne de sorcières : pour la 19e édition de la « Fête des Sorcières », la Communauté de Communes de Chalindrey (Haute-Marne) a tout prévu, y compris des jeux de plein air, un atelier de maquillage et un orgue de barbarie pour faire trembler ses visiteurs de peur…et de plaisir.  Rendez-vous les 24 et 25 octobre au Fort du Cognelet, une construction du XIXe siècle située à proximité de Chalindrey et de Langres.

Infos : 00 33 (0) 3 25 88 82 03.

D.R.

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Rendez-vous autour des grues cendrées au Lac  du Der

D.R.

D.R.

Où a-t-on recensé plus de 270 espèces d’oiseaux hivernants, migrateurs ou nicheurs ? En Haute-Marne et plus précisément au Lac du Der devenu un haut lieu d’ornithologie. L’oiseau le plus emblématique sur le site reste la grue cendrée : lors de la période migratoire en automne, des dizaines de milliers se posent sur le lac du Der qu’elles quittent au lever du soleil dans une clameur impressionnante.

Des sorties encadrées sont proposées pour vivre ce spectacle, en plus de deux rendez-vous ponctuels. La 8e « Fête de la Grue » aura lieu du 25 octobre au 1er novembre. Et surtout, Montier-en-Der accueillera du 19 au 22 novembre la 19e édition du « Festival de la photo animalière et de la nature ». Ce week-end de 4 jours est devenu « la » rencontre des passionnés de la photo et de la nature venant échanger, discuter et partager leurs expériences en présence de photographes professionnels et de conférenciers.

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Parmi les parrains de la manifestation figurera le Belge Johan de Crem, ornithologue, dessinateur, peintre et sculpteur né à  Knokke-le-Zoute près de la Réserve Naturelle du Zwin.

Extrait du film-conférence présenté par James Balog "Chasing Ice" au 19e Festival de Montier

Extrait du film-conférence présenté par James Balog "Chasing Ice" au 19e Festival de Montier

Le Parrain du 19e Festival de Montier: James Balog, photographe américain de renommée mondiale est aussi le président et fondateur d'EIS, la plus grande étude photographique des glaciers jamais réalisée afin de révéler l'impact du changement climatique. Avec son équipe, il a réalisé le documentaire "Chasing Ice" (30 fois primé!) qui sera présenté durant le festival.

« Cours et Jardins » : un autre Mans à découvrir les 3 & 4 octobre

Il faut s’être promené dans les ruelles du Vieux Manset avoir gravi les escaliers de la Cité Plantagenêt surplombant la ville moderne pour comprendre l’attrait suscité chaque automne par « Cours et Jardins ».

Actu "Coup de Cœur" signée Claudine de Partz

« Cours et Jardins » (3 & 4 octobre) offre une occasion unique de pénétrer dans des petits jardins secrets, très secrets même, entourés de hauts murs et cachés derrière des grilles et portails. Une fois par an, ils ouvrent leurs portes au cœur de la ville d’art et d’histoire et y accueillent des horticulteurs et pépiniéristes passionnés venus du grand ouest et de toute la France. D’autres exposants présentent des éléments de décoration des jardins autour de la cathédrale Saint-Julien et dans les rues pittoresques.

Mieux: cette année, une dizaine d’escaliers seront mis en scène par des fleuristes, institutions, associations, décorateurs : l’escalier du jet d’eau et ceux du Porche Royal, de la Pierre de Tucé, des Ponts neufs, de Saint-Pierre l’Enterré, de la Grande et de la Petite Poterne… 

A la recherche d’un city-trip cet automne ? Le Mans – joignable en voiture mais surtout en train-vous attend le premier week-end d’octobre pour un évènement attirant 20.000 visiteurs et qui s’est étoffé au fil des 8 éditions à travers diverses animations autour de la nature et des jardins.

A voir aussi une performance du Cracking Art Group inspirée par l’art contemporain : d’étranges animaux (escargots, grenouilles et suricates) en plastique recyclé et coloré prendront possession de quelques rues d’une ville résolument innovante et créatrice.

Infos. lemans-tourisme.com

Alsace : Après quasi 365 couchers de soleil, le parc dédié au Petit Prince de St Exupéry a véritablement pris son envol

Alsace : Après quasi 365 couchers de soleil, le parc dédié au Petit Prince de St Exupéry a véritablement pris son  envol

Aussi absurde que cela pourrait vous sembler, c'est bel et bien le premier parc aérien au monde ! Un parc d'attraction pour toute la famille mais tellement original, tellement émouvant... Préparez vos mouchoirs, car l'émotion est au rendez-vous. Des attractions emblématiques vous permettent de quitter la terre... et changer de planète pendant une journée... Se retrouver sur le sable à mille milles de toute terre habitée... Ré-entendre cette drôle de petite voix qui disait : -S'il te plait... Dessine moi un mouton !

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Canet en Roussillon: Emotions marines pour l'été 2015

Canet en Roussillon: Emotions marines pour l'été 2015

Tout au bout de la France, dans la région du Languedoc Roussillon, là où la Méditerranée a rendez-vous avec les Pyrénées, Canet en Roussillon est une station balnéaire à la fois privilégiée et particulière. Privilégiée dans le triangle Montpellier-Toulouse-Perpignan à travers son climat,  ses 9 km de plage fin et ses plaisirs de l’eau et de la mer à l’infini... Particulière en raison d’un caractère à la fois marin et continental, de sa longue histoire et d’une âme catalane qui rayonne à 45mn de l'Espagne et à peine 1h des premiers contreforts Pyrénéens.

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"L'éclat des ombres" : Voyage mystique aux îles Salomon

"L'éclat des ombres" : Voyage mystique aux îles Salomon

Jusqu'au 1er février 2015, le Musée du Quai Branly à Paris propose un véritable voyage intérieur. Une vision poétique en noir et blanc de la diversité culturelle des quelque 900 îles Salomon. De cet archipel piqué dans l'Océan Pacifique, nous avons tout à apprendre... Avec "L'éclat des Ombres", on s'initie non sans quelques frissons à la façon dont les objets matérialisent, par leurs caractéristiques techniques etvisuelles, leurs relations entre leshumains, mais aussi entre humains et entités non humaines.

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Bingo! Boyan Slat a atteint son objectif! 2 millions de dollars ont été reçoltés grâce aux internautes dans le temps qu'il s'était imparti...

Crowfunding implique notamment qu'à chaque versement correspond un 'souvenir'

Crowfunding implique notamment qu'à chaque versement correspond un 'souvenir'

Le projet pilote de "nettoyage des océans" imaginé par le jeune Néerlandais va donc voir le jour dans les 4 ans à venir! Yes! Sa campagne de crowdfunding a mobilisé au total quelque 38.000 internautes, qui ont été relancés alors qu'approchait l'échéance... La preuve que le public se sent concerné par l'avenir de nos océans et que, leurs 'clics' peuvent métamorphoser notre planète!

Grâce à l'argent récolté, le projet-pilote, présenté en 2012, pourra maintenant se réaliser et voir se déployer les fameux barrages flottants qui fonctionneront comme des entonnoirs récupérant tous les déchets plastiques ensuite stockés dans une tour flottante de 11 mètres de largeur et 58 mètres de haut! 3000 m3 de plastiques flottants peuvent ainsi être récoltés par les tours avant d'être évacués pour un traitement ultérieur (fonte, compression). Un catalyseur permettra en outre de refabriquer un carburant liquide avec les déchets traités. (Lire notre 'post' précédent)

Selon les calculs de Boyan Slat et de  "The Ocean Cleanup" (sa fondation), la moitié des déchets de l'Océan Pacifique pourrait être déblayé en moins de dix ans à condition de construire quelque 100 kilomètres de ces barrages... En clair, pour que l'ensemble des océans soient débarrassés de leurs plastiques, et donc que la totalité du projet aboutisse, il faudrait encore 300 millions de dollars... Bref, juste une bagatelle pour les grandes puissances... Espoir...

Le résumé du projet en images et juste ne musique...

Boyan Slat, le nouveau champion des Océans

Les propositions pour soulager les océans de ses continents de plastique se suivent mais ne se ressemblent pas.  En tous cas, le pari de ce jeune Néerlandais originaire de Delft semble très prometteur. Aurait-il suffit de prononcer le mot "rentable" pour lever des fonds ? Le fait est qu'en deux ans à peine, l'adolescent (cette année 19 ans!) a non seulement conçu un concept passif innovant, étudié sa faisabilité avec une équipe de 100 volontaires et professionnels puis surtout, déjà collecté un million de dollars en un mois à peine via son seul site ! Encore deux mois de collecte de fonds et l'opération "The Ocean Cleanup" entrera en phase 2 de tests à grande échelle; le projet-pilote. Pour ce faire, le jeune Slat a besoin du double, soit deux millions de dollars...

Alors qu'il est urgent d'agir, que le beau projet Protei, l'aspirateur des mers Open-Source, avance à trop petits pas... Un autre jeune génie s'est attaqué au problème. C'est en plongeant dans les mers de Grèce que l'adolescent Boyan Slat revenu bouleversé, est devenu "obsédé" par l'urgence de trouver une solution. Son idée de base est simple : "si des bateaux ne peuvent engloutir suffisamment de déchets plastiques, il faut laisser ces déchets venir... à ce qu'il a imaginé comme d'immenses tours flottantes." Sans jamais se laisser dépasser par l'ampleur de la tâche, ni submerger par les critiques, il a planché sur son projet qui a été présenté en 2012 à la TEDx conference. Puis s'est plongé, bien entouré de spécialistes à la faisabilité qui a été présentée en juin 2014. On pourrait s'étonner de la déferlante de dons, d'admirateurs (comme de détracteurs) que son projet suscite. Mais après lecture attentive de son site www.theoceancleanup.com : on comprend combien son projet est bien ficelé. Pour vider les océans de leurs plastiques, Boyan Slat projette des barrages flottants comme des pendules inversés d'environ 11 m de large et de 58 m de haut qui pourront récupérer et absorber jusqu'à 3000 mètres cube de plastiques (soit  65 m3/jour sans interférer sur la vie marine) qui seraient ensuite emportés tous les 45 jours pour être traités et recyclés. Puisqu'il s'avère que les plastiques flottants, déjà en partie dégradés, seraient facilement transformables en huile-carburant. D'après ses études, il pourrait suffire de construire 5 de ces grandes tours (env 14 millions $ chacune) et les placer aux 5 points stratégiques des océans où viennent se concentrer les déchets plastiques (cfr entre autres les témoignages de Chris Jordan aux Midway).  Mais ce qui est vraiment génial dans ce projet OceanCleanup, c'est  la manière dont il aborde et argumente les bénéfices juteux que l'on pourrait tirer de ce grand nettoyage. Car ce ne sont pas ses yeux aussi bleus qu'une mer cristalline qui séduisent les investisseurs. Bovan Slat en bon Hollandais pragmatique a mis en avant le coût exhorbitant des dommages causés par tous les déchets non biodégradables depuis la seconde guerre. En 2014, on estime le coût de la pollution plastique pour l'ensemble de la planète a 16 milliards de dollars*. Avec son système de tour flottante, il n'en coûterait que 4,5 $ par kilo de plastique récupéré, soit 33 fois moins que par toutes les méthodes conventionnelles connues jusqu'ici. Ce, sans compter les bénéfices du carburant ensuite extrait du recyclage... et bien sûr, l'immense économie que représenterait des océans exempts de déchets non organiques. Comme Slat, nous sommes forts enthousiastes et excités, de passer à la phase suivante. Continuez à verser vos dons à Slat, son site est extrêmement attrayant et tentant... Chaque don est enregistré en direct et assorti d'un cadeau collecteur qui récompense à la hauteur de sa générosité. Chacun peut aussi voir le but s'accomplir... avec une sorte de baromètre en ligne : il ne reste que 45% des fonds à trouver. Let's go for it !

*Pour vous donner une échelle, le chiffre d'affaire net de Monsanto en 2013 a légèrement dépassé les 14 milliards de dollars US, alors cette carotte de bénéfices suffira-t-elle à motiver les troupes ?

Dix ans de lutte et une belle victoire pour Sea Shepherd

Sea Shepherd in action

Sea Shepherd in action

Bonne nouvelle pour les océans et victoire inouïe pour les baleines ! La Cour Internationale de Justice de La Haye, organe judiciaire suprême des Nations Unies, a ordonné au Japon de révoquer ce 31 mars 2014, séance tenante, toutes formes de chasse à la baleine. A Tokyo, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a promis de respecter cette décision.

© David Granville

© David Granville

C'est l'Australie qui avait saisi la CIJ en 2010 concernant le massacre continu de baleines par le Japon sous couvert de leur programme scientifique JARPA II, mais les capitaines de la Sea Shepherd Conservation Society pourfendaient les harpons japonais dans l'Antarctique, et notamment jusqu'aux confins des sanctuaires de l'océan austral, depuis 10 ans déjà...

Selon Canberra, le Japon a chassé plus de 10.000 baleines entre 1987 et 2009, principalement des petits rorquals (baleines de Minke), mais aussi des baleines à bosse. Sur papier pourtant, depuis 1986, toutes les baleines ont  leur moratoire, la Commission Baleinière Internationale, interdisant toute chasse,  toute sauf celles à fins scientifiques ! Moratoire que les Japonais détournaient éhontémment. "Quotas déraisonnables" ! La CIJ a clairement estimé que le Japon maquillait une activité commerciale sous un programme de recherche scientifique bien peu "transparent" puisque les baleines tuées se retrouvaient sur l'étal des marchands tandis que les rares publications scientifiques n'étaient que purement anecdotiques. Une victoire saluée par les écologistes du globe, mais si les décisions de la CIJ sont supposés contraignants et sans appel, la lutte n'est pas finie. Le Japon pourrait s'inventer une nouvelle politique baleinière. Quant aux Gardiens de la Baie (Sea Shepherd), le combat continue notamment au Japon même où chaque année 20.000 dauphins, marsouins et petites baleines sont massacrées dans les baies peu profondes de Taiji.

Pour info, la lutte des capitaines de la Sea Shepherd Conservation Society est âpre et longue, leurs confrontations violentes et sans merci, pleines de braconniers et d'embuscades. L'organisation écologique affirme avoir sauvé 750 cétacés lors de sa dernière campagne annuelle.

Restons lucides

La Norvège a respecté l’interdiction de la pêche à la baleine jusqu’en 1993 seulement. S’appuyant sur une faille juridique dans la Convention internationale pour la règlementation de la chasse à la baleine, elle s’est opposée au moratoire et a repris la chasse commerciale de baleines de Minke. Elle a établi ses propres quotas pour le nombre de baleines pouvant être tuées à des fins commerciales. Ce nombre n’a fait qu’augmenter, passant de 671 baleines de Minke en 2002 à plus de 1000 aujourd’hui. Cependant, au cours de ces dernières années, moins de la moitié du quota établi n’a été effectivement atteint. La Norvège chasse une proportion croissante de femelles reproductrices, ce qui pourrait mettre en péril la survie à long terme des baleines de Minke dans l’Atlantique Nord.

L’Islande, a comme le Japon, d’abord mené un programme de chasse « scientifique » à la baleine. Puis, en 1992, elle s’est retirée de la CBI. Et lorsqu’elle l’a finalement réintégrée en 2004, l’une des clauses de sa réadmission signalait son objection au moratoire sur la pêche à la baleine. En 2006, l’Islande a repris la pêche commerciale à la baleine, notamment la chasse de rorquals communs et de baleines de Minke. En 2010, les pêcheurs islandais ont ainsi tué 148 rorquals communs, une espèce pourtant menacée, et 60 baleines de Minke.

Cocorico ! Les pêcheurs aux crevettes à cheval de Oostduinkerke viennent d'être reconnus 'Patrimoine de l'humanité'.

La pérénnité de ce savoir-faire traditionnel âpre mais beau et émouvant, célébrant si bien le lien étroit entre l'homme et son partenaire, le cheval de trait mais aussi, tous les éléments de la nature, est définitivement assuré. Sans la volonté de fer de quelques uns et le soutien des autorités flamandes, ce métier qui tient aux yeux de beaucoup du folklore -et en péril depuis les années 50, n'existeraient plus que dans le souvenir des anciens... 

Texte & photos : Sophie Dauwe & Jean-Jacques Serol : Pepite Photography

La pêche aux crevettes à cheval suppose une rare connaissance de la mer et de la côte ainsi qu'un degré élevé de confiance et de respect envers le cheval. Autrefois, on assistait à ce balai bien orchestré deux fois par semaine, sauf en hiver. Les pêcheurs entraient en mer, accompagnés de leur cheval et de leur filet. La pêche dure trois heures, une heure et demie avant et une heure et demie après la marée basse...

Le cheval entre dans l'eau jusqu'au poitrail et avance parallèlement à la côte, en tirant un filet en forme d'entonnoir que deux planches en bois maintiennent ouvert. Une chaîne racle le sable pour créer des vibrations qui font que les crevettes bondissent et entrent dans le filet. Ce filet (7 x 10 mètres) exige une force de traction énorme que seuls des chevaux de trait brabançons peuvent fournir. Toutes les demi-heures, la pêche est interrompue pour retourner sur la plage, où le filet est vidé. Les pêcheurs versent les crevettes dans les paniers fixés sur les flancs du cheval. Plus tard, les crevettes sont cuites à l'eau douce.

Cet artisanat traditionnel a été perpétué non sans difficulté par les familles de pêcheurs de crevettes et par extension par la communauté d'Oostduinkerke et de Koksijde. Ce patrimoine culturel revêt une grande importance pour leur identité, mais aussi et surtout pour notre patrimoine. C'est un bel exemple d'interaction dynamique et durable avec la nature et la culture qui s'est transmis de génération en génération.

La pêche aux crevettes à cheval se pratique sur la plage et la zone de ressac d'Oostduinkerke. Cette cité balnéaire fait partie depuis 1978 de la commune de Koksijde. La pêche aux crevettes avec cheval et filet se déroule en eaux peu profondes et n'est possible qu'à marée basse, par mer calme, sur des côtes suffisamment plates. C'est d'ailleurs le biotope où l'on rencontre la crevette grise, Crangon crangon, en grand nombre. De plus, Oostduinkerke dispose d'une plage idéale sans jetées ou autres obstacles pouvant s'avérer dangereux pour le cheval ou le pêcheur.

Comme cadeau de Saint-Nicolas, l'art de ces pêcheurs qui font la fierté de tous chez nous est entré par la grande porte sur la liste du patrimoine immatériel de l'UNESCO. Une reconnaissance grâce laquelle les enfants d'aujourd'hui et de demain pourront admirer et apprécier ce savoir-faire unique.

Avis aux collectionneurs : en 2014, à l'initiative de l'Ordre des pêcheurs de crevettes à cheval sortira une série officielle d'euros ayant pour thème le pêcheur à cheval. Cette série contiendra, outre les 8 premières pièces à l'effigie du roi Philippe, une pièce d'or représentant un pêcheur à cheval, œuvre de l'artiste Dieusaert. Cinq de ces pièces sont mises en circulation comme moyen de paiement, ce qui rend cette série très spéciale pour les collectionneurs. La Monnaie royale de Belgique émettra également une pièce en argent à l'effigie du pêcheur de crevettes.

Red Star Line Museum : l'Histoire de millions d'hommes partageant le même rêve

Red Star Line Museum : l'Histoire de millions d'hommes partageant le même rêve

Dans les hangars restaurés de la Red Star Line, s'ouvre ce 28 septembre 2013 à Anvers un musée à vocation universelle : celle de raconter et partager la quête d'une terre promise, cette "simple" recherche du bonheur commune aux hommes d'hier et d'aujourd'hui.

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La Réserve animalière de Han-sur-Lesse (Belgique) participe à la réintroduction du cheval de Przewalski en Mongolie

D.R. © Domaine des Grottes de Han-sur-Lesse

D.R. © Domaine des Grottes de Han-sur-Lesse

Gretel, une jument Przewalski née au Domaine des Grottes de Han a pris l'avion pour faire connaissance avec son pays d'origine : la Mongolie.

Découvert en 1879 par Nikolaï Przewalski, ce petit cheval sauvage avait totalement disparu à l’état sauvage. Un programme international d’élevage soigneusement coordonné s’est alors mis en place afin de sauver l’espèce.

En avril 2013, Gretel, une jument Przewalski de la Réserve d’Animaux Sauvages a rejoint la réserve Dolni Dobrejov en Tchequie. De là, elle est préparée, avec d’autres congénères, à sa réintroduction prochaine dans le désert de Gobi. Gretel n’était pas la première du troupeau à retrouver la liberté. Début 2012, Greta, a également quitté la Réserve pour être réintroduite, quelques mois plus tard, en Mongolie.

Si d'aventure, il vous arrive de vous promener sur les terres  parfois si bien mises en scène —mais souvent quelque peu artificielles— de domaines animaliers avec le coeur serré, rappelez-vous que nombre de ces réserves ne jouent pas qu'un rôle touristique.  D'autres comme la Réserve d’Animaux Sauvages de Han-sur-Lesse poursuivent également des objectifs de préservation et de réintroduction d’espèces en voie de disparition telles que le cheval de Przewalski en l’occurrence et le bison d’Europe mais aussi des espèces reconstituées telles que l’aurochs et le tarpan... Les actions de préservation du Domaine des Grottes de Han sont menées  le cadre de sa participation aux programmes EEP (European Endangered species Programme). A noter qu'en plus de céder le cheval au programme, le Domaine des Grottes de Han soutient financièrement ce projet de réintroduction. 

Back in Gobi, Mongolia - Photo : Jaroslav Simek

Back in Gobi, Mongolia - Photo : Jaroslav Simek

L’Eco Défi de Singapour, la nouvelle Cité jardin !

En janvier 2006 a démarré un projet pharaonique qui a déjà englouti 400 millions d’euros… A terme, Singapour veut se transformer en "Cité Jardin". Avec son nouveau Gardens by the Bay inauguré l’été 2012, on plonge dans Vegetal City, le rêve de l’architecte visionnaire Luc Schuiten ou dans le film Avatar… Sauf qu’ici, le rêve est déjà réalité.

Cité-Etat de moins de 650 km2, Singapour n’est pas seulement l’un des quatre dragons asiatiques, symbole d’affairisme, de hautes tours d’acier et de verre où règne une discipline de fer… Dotée au berceau de 64 îles et d’une abondante végétation que favorise un climat équatorial, cette petite « Suisse » asiatique a décidé de se parer d’un blason « écologique ». Concentrant un nombre impressionnant de milliardaires, Singapour a certes les moyens de ses ambitions. Si de ce repaire historique de pirates et de brigands, vous ne connaissez que son emblématique lion à queue de serpent, il est sérieusement temps de réviser votre copie…

Welcome in the Gardens by the bay

Le parc de la nouvelle Cité Jardin s’étend déjà sur 101 hectares en plein centre ville, dans le quartier d’affaire, juste à côté de Marina Bay (& ‘Reservoir’ où un immense barrage a été achevé en 2008). La partie centrale du jardin est une promenade arborée de 3 km en bord de mer qui relie le jardin du Sud avec celui de l’Est (32 ha avec également une promenade le long de la baie et une vue imprenable sur le nouveau jardin).

Gardens By The Bay, Artist Impression

Gardens By The Bay, Artist Impression

Quant au dernier né ­—dit le jardin du Sud et baptisé Gardens by the bay, il s’étend sur 54 ha et réussit le pari d’être à la fois un conservatoire de la biodiversité d’un grand nombre des plus rares et des plus étonnantes essences de notre planète ainsi qu’un parc d’attraction féerique qui ambitionne de recevoir 5 millions de visiteurs par an. Dans ce jardin d’Eden, trois attractions futuristes attirent tout particulièrement les foules. Le Flower Dome (litt : « Le Dôme des Fleurs »), une verrière recréant le climat sec et frais de la région méditerranéenne et celui semi-aride de régions sub-tropicales (Afrique du Sud, Australie, Chili, Californie et certaines régions d’Italie ou d’Espagne…). Juste à côté, la Cloud Forest («Forêt Tropicale») simule le climat humide des montagnes tropicales. À elles deux, ce sont les plus high-tech et les plus grandes serres jamais construites au monde. Comme deux œufs de géants posés sur un tapis vert, les deux «biomes» abritent de véritables merveilles comme une palette infinie où s’épanouissent de milliers de fleurs dans un printemps éternel. Montagnes artificielles tapissées d’orchidées, baobabs, succulents, une immense cascade et partout, des passerelles d’observation… Tout est fait pour vous éblouir. Les deux serres au design unique sont aussi le fruit de prouesses technologiques inouïes. Pour exemple, le Flower Dome est assemblé de 3.332 panneaux de verres de tailles diverses pouvant filtrer 1/3 de la lumière et 2/3 de la chaleur en cas de fort ensoleillement.

Enfin, il y a ce Supertree Grove constitué de 12 colosses artificiels dont les bras s’évasent vers le ciel, entre 25 et 50 mètres de hauteur. Des arbres XXL aux troncs colonisés de quelque 160.000 plantes de 200 espèces différentes. Une passerelle OCBC de 128 mètres de long permet de survoler la canopée. De passer d’arbre en arbre et d’embrasser du regard l’étendue majestueuse des jardins (chinois, malais, indien, colonial…) qui s’étalent à vos pieds. En haut du plus grand arbre, on trouve aussi IndoChine, un restaurant ultra design. Au sommet d’un autre se trouve le Supertree Dining (très bel espace fast-food où l’on mange notamment un grand choix de nouilles). Gardens by the Bay est ainsi truffé d’endroits où se restaurer : de la pause «café-douceurs» au restaurant gastronomique (le Pollen)… pour des souvenirs vraiment impérissables.

Comme sous cette latitude, la nuit tombe toute l’année vers 19h, on n’hésite pas à s’attarder un moment après le couchant car les SuperTree s’illuminent, offrant un nouveau spectacle. Servant de bouches de climatisation pour les deux Biomes, les super-arbres couverts de photovoltaïques emmagasinent l’énergie du soleil pour offrir la nuit un univers d’une magie absolue. La totalité du projet est un modèle d’ingénierie durable dont chaque détail a été admirablement pensé. Les lacs et les jardins, tout travaille en interdépendance pour filtrer l’eau et minimiser la consommation d’énergie.

Plus d’infos (en anglais) sur ce parc, les horaires & prix des entrées (entrée séparée pour les jardins, la passerelle OCBC et les deux Biomes) :

www.gardensbythebay.com.sg

10 choses à absolument faire à Singapour

De la suite dans les idées :

Singapour lance également les "Fermes du Ciel"

Une Cité Jardin, c’est cool à priori. Mais pendant que les hommes d’affaires et les touristes s’en prennent plein la vue. Il n’en reste pas moins que 5 millions d’habitants (même très riches pour la plupart) s’entassent sur un mouchoir de poche ! Et les terres cultivables, on le devine, sont extrêmement rares. Seul 7% des denrées alimentaires sont produites localement, tout le reste est importé. 

© Sky Greens

© Sky Greens

Comme l’argent n’a pas de valeur sans nourriture, Jack Ng, jeune ingénieur et directeur de l’entreprise Sky Green (Ciel Vert) a mis ses compétences à profit pour aider les agriculteurs de Singapour à produire eux-mêmes plus de nourriture. Concrètement, il a lancé le concept de ferme verticale avec de vrais jardins maraîchers « écolos » sur le toit des immeubles. Sa première ferme possède ainsi des centaines de tours en aluminium où sont cultivés divers légumes récoltés tous les 28 jours. Le principe des tours de Sky Green ont déjà conquis NTUC FairPrice, la plus grande chaîne de supermarchés qui vend pour quelques centimes de plus ces légumes produits localement. Et on se les arrache. Du coup, les projets se multiplient et l’Office National des Parcs a récemment habillé le toit d’un gratte-ciel surpeuplé de l’Upper Serangoon Road d’une véritable ferme pédagogique pour promouvoir l’agriculture urbaine chez les écoliers. Ciel, si nous pouvions en prendre de la graine !

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Rendez-vous au jardin, de la Haute-Marne à la Sarthe

Du château de Joinville, en Haute-Marne au château du Lude, dans la Sarthe: la saison des jardins est en pleine préparation au terme de ce long hiver. Balade guidée pour les amoureux des jardins dans quelques sites visités et sélectionnés pour vous. Suivez le guide ! 

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Une terre de salut pour le Leopard d'Amour

Lorsque l’espoir fait vivre l’une des plus précieuses espèces menacées…

Photos : JJ Serol & S. Dauwe

Fin décembre 2012, une réserve naturelle de 262 000 hectares a été créée spécifiquement pour constituer un sanctuaire à l’attention des léopards d’Amour et des tigres de Sibérie.

Le léopard de l'Amour (Panthera pardus orientalis) est un exemple de ce que la nature possède de plus merveilleux. C’est un superbe prédateur, solitaire et nocturne, vivant dans les forêts tempérées de l'Extrême-Orient russe. Il se nourrit de chevreuils, de cerf Sika, de petits sangliers sauvages, de lièvres, des blaireaux et de chiens viverrins… Il se reproduit au printemps et donne naissance de 1 à 4 petits qui ne quitteront leur mère qu’à un an et demi, deux ans. Certains mâles restent avec les femelles après l'accouplement pour les aider à élever leurs petits… Leur longévité n’est que de 10 à 15 ans.

Etat des lieux

En 30 ans, le léopard d’Amour a perdu 80% de son territoire. Son habitat s’est réduit comme peau de chagrin à cause du déboisement, de l’agriculture, des feux de forêts… et du braconnage. Ses proies ont diminué au même rythme et avec elles, ses chances de survie. Sur la liste rouge de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), sa situation est catastrophique puisqu’au début du nouveau millénaire, il en restait moins de 40 à l'état sauvage confinés dans une petite zone de la province russe de Primorsky Krai entre Vladivostok et la frontière chinoise. Côté chinois, à cheval sur les provinces de Jilin et du Heilongjiang, il resterait une dizaine d'individus. Quant à la Corée du Sud, le dernier signalement d'un léopard de l'Amour date de 1969 !

Un long chemin

Sous pression du WWF, le Gouvernement russe s’est peu à peu mobilisé. Dans la province de Primorye, l’ONG de protection de la vie sauvage a soutenu les brigades anti-braconnage, lutté contre les feux de forêts, conçu et co-géré des programmes de restauration des forêts originales et d’éducation des populations locales… Une stratégie de conservation s’est donc mise en place avec des programmes complexes pour arrêter le trafic, le braconnage et pour augmenter la population des proies tandis que les populations de léopard étaient étroitement surveillés. Des efforts qui au bout de 15 ans de lutte commencent à porter leurs fruits puisqu’en ce début 2013 de bonnes nouvelles enfin nous parviennent.

Témoignages

Sergueï Aramilev, le coordinateur du programme de sauvegarde de la diversité biologique du Fonds mondial pour la nature (WWF) de la région de l’Amour raconte* son contrôle permanent des populations de félins dans la région : « Chaque printemps, depuis 2002, une surveillance continue a été assurée à l’aide d’appareils photo automatiques. Sur le territoire où sont installés les appareils photo statiques, le nombre de léopards augmente… ». Seule, une méthode classique de comptabilisation et d’analyse d’empreintes dans la neige pourra fournir des données plus précises. Environ 100 membres de diverses organisations scientifiques participent à l’étude.

Au début du mois de janvier 2013, les chercheurs ont déjà mené un premier comptage de la population des léopards dans le parc national russe Zemlya Leopardov, la nouvelle Terre des léopards. Mais une protection efficace contre le braconnage n’est pas suffisante pour renouveler la population de ces prédateurs. Selon Maria Vorontsova, directrice du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), il est nécessaire de recréer un milieu naturel d’habitation pour que le nombre des léopards augmente.

« Afin qu’ils se répandent, il leur faut des sortes de corridors biologiques. Ils doivent pouvoir migrer dans le nord du Primorié pour occuper des territoires qu’ils peuplaient avant. Pour l’instant, cela est irréalisable à cause de l’autoroute entre Vladivostok et Khabarovsk. Elle traverse les lieux d’habitation de ces animaux, séparant le sud du Primorié de la zone principale au nord. Évidemment, il faut assurer la protection du territoire et la lutte contre les braconniers qui chassent non seulement les léopards et les tigres, mais aussi leurs proies potentielles ».

Selon les dernières estimations, près de 50 léopards de l’Amour vivent maintenant sur le territoire du parc. Toutefois, on ne pourra connaître leur nombre exact qu’après le recensement de janvier. Une opération similaire aura lieu également côté chinois dans de la réserve naturelle de Hunchun.

En avril dernier cependant, les nouvelles étaient bonnes aussi sur le front nord-est de la Chine où un recensement des léopards de l'Amour indiquait que sa population avait doublé pour atteindre 8 à 11 individus. Mais surtout, la zone dans laquelle vivent ces léopards est beaucoup plus grande que prévue couvrant 4100 km² dans et aux alentours des réserves de Hunchun et Wangqing.

* extrait d’interview diffusée sur La Voix de la Russie

Précisions à propos de la « Terre des Léopards »

Cette nouvelle zone protégée qui couvre 60 % de la globalité de l’habitat du plus rare des félins sauvages au monde avait été annoncée par la Société Géographique Russe à Saint-Pétersbourg en Avril 2012. Par une résolution du gouvernement de la Fédération russe, La Terre des Léopards a été établie au sud-ouest de la province de Primorsky sur une zone de 262 ha. Ce seul territoire de protection doit permettre la survie d’au moins 50 Léopards et couvrir 60% de son habitat restant. Plus important, il couvre les zone de reproduction que ces félins utilisent depuis des générations. Le parc national sera de plus le refuge stratégique pour 10 tigres de Sibérie (aussi appelés Tigres de l’Amour) vivant dans les montagnes de Changbai (Mandchourie, frontière Chine / Corée). Il bénéficiera d’une administration conjointe avec la réserve naturelle de Kedrovaya Pad (179 km2) connue pour sa biodivertsité exceptionnelle (intégrée d’ailleurs aux réserves de la Biosphère de l’UNESCO). Le gouvernement russe a débloqué pour ces terres d’importants investissements : 1 million d’euros pour sa maintenance annuelle et 125 millions d’euros pour le développement de ses infrastructures.

Le parc comprendra plusieurs zones distinctes. 30.000 hectares seront strictement protégés sur les zones d’habitat principal du plateau de Borisovskoe. 120.000 hectares supplémentaires sur le frontière sino-russe bénéficieront d’une gestion particulière visant notamment à protéger entre autres le Léopard d’amour. L’accès à cette zone ne pourra être octroyé que sur permis spécial. Toutes les zones agricoles, terres autour des villes et zones militaires (au total 38.000 ha) seront intégrées à la zone de développement économique, de même que les propriétés privées. Les forêts restantes (72.000 ha) seront intégrées à un plan de développement éco-touristique. Ces décisions représentent une énorme victoire pour le projet « Amour » duWWF.

© Courtoisie d'un Photographe russe... Image postée sur ellf.ru

© Courtoisie d'un Photographe russe... Image postée sur ellf.ru

Pour plus d’information, il est possible de contacter :

Yuriy Darman, Director of WWF Russia Far-Eastern Branch,

tel/fax: +7 (4232) 41-48-68, e-mail

Svetlana Titova, Protected areas projects coordinator - Far-Eastern Branch,

tel/fax: +7 (4232) 41-48-68, e-mail

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Info : www.vacances-scientifiques.com

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A faire dans les Hautes-Alpes

Rêves étoilés sur le glacier de la Meije : 

Le voyage commence au pied du téléphérique  avec, au sommet, un panorama à 360° sur le glacier. Les deux jours se déroulent sur les pistes non damées de la « planète  freeride », entrecoupés  par des rêves étoilés dans un igloo tout confort.

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