Un aspirateur des mers performant et à portée de tous…

 Protei : Un Robot-Voilier pour sauver nos océans

D.R.

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L’eau, c’est la vie. Les océans, c’est notre passé, notre présent et notre futur… Mais ils se transforment en décharge. Alors que l’avenir de notre planète m’apparaît chaque jour plus compromis, je viens de lire cette fabuleuse histoire sur le Drone Protei. Un sublime serpent ailé imaginé par un jeune environnementaliste franco-japonais de 29 ans, César Harada. Son drôle de bateau pourrait bientôt coloniser nos mers et océans pour les nettoyer de leurs déchets plastiques (aujourd’hui si denses qu’ils forment des « continents » !) et bien sûr, avaler les marées noires. Le jeune génie avait été engagé au MIT (Massachusetts Institute of Technology) en 2010 suite à l’explosion de la plate-forme pétrolière BP dans le golfe du Mexique. Découragé par la lenteur —voire l’inefficacité— du projet sur lequel l’équipe travaillait, César démissionne pour donner vie à "Sa" solution infiniment plus efficace et moins onéreuse à mettre en œuvre qu’est le navire dépollueur Protei. Le drone, avec sa coque articulée, permet de s’adapter à toutes les conditions météos et réagit instantanément à tous les vents. Sorte de bateau gonflable indestructible, il peut résister à tous les ouragans. Sa queue agile absorbe jusqu’à 25 fois son poids en pétrole. Son aile mue par l’énergie éolienne ne nécessite aucune intervention humaine. Une simple batterie alimente son téléguidage informatisé. Quant à son gouvernail, quille située à l’avant, il lui permet de se déplacer avec la souplesse d’un petit serpent de mer. Lors des marées noires, se jouant de tous les courants, le Protei hyper-maniable peut mieux que tout autre lézarder jusqu’à la source de pollution, ramassant une quantité affolante de pétrole. Voilà enfin un véritable espoir pour rendre sa vitalité à nos océans car, cerise sur le gâteau, ce merveilleux outil de surveillance et d’intervention, César Harada l’a offert à l’humanité ! Son drone, l'altruiste l’a d’abord conçu et créé grâce à un site de financement collaboratif, puis il a bénéficié d’une bourse du Savannah Ocean Exchange. Le projet avance à toute allure et se peaufine de jour en jour. Mais si la marque est déposée, la technologie n’est pas protégée par un brevet. Comme les logiciels libres, il est soumis à une licence open source hardware, laissant chacun libre de l’utiliser, de l’améliorer et de la partager. Seul le nom Protei doit être respecté. La collaboration remplaçant la concurrence. On croit rêver, enfin un être humain sage digne du monde meilleur que l’on a tant besoin. On adore !

Plus d’infos sur : www.cesarharada.com

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