La Grande Motte sous un manteau vert

Carrément mystique !

Aux portes de la Camargue, entre les Cévennes et les flots de la Grande Bleue, d’énigmatiques pyramides blanches émergent d’un océan de verdure. C’est l’âme précieuse de la plus originale des villes balnéaires.

© JJ Serol

© JJ Serol

Sur une terre inhospitalière, La Grande Motte a surgi dès 1968 du rêve d’un philosophe architecte, Jean Balladur. Inspiré par les pyramides de Teotihuacan au Mexique et les humanistes de son temps, ce jeune utopiste a peu à peu bâti une ville balnéaire et un port de plaisance concevant le tout comme un lieu de vie, un projet global, novateur et audacieux jusque dans ses moindres détails. Face à ces étranges structures de béton, certains ont à l'époque crié Outrages. Mais aujourd’hui, de toutes les « unités touristiques » ordonnées par Charles De Gaulle en 1962 pour meubler la côte entre la Provence et la Catalogne, seule émerge La Grande Motte dont on redécouvre tout l’aspect visionnaire de cet inestimable « Patrimoine du XXe siècle »*.

Côté terre

© JJ Serol

© JJ Serol

Ce n’est pas seulement une ville tout en ellipses et paraboles, avec ses immeubles que l’on distingue entre « Conques de Vénus » et « Bonnets d’évêque », La Grande Motte est aussi une ville à la verdure dense et exubérante. Enlacée de quelque 28.000 grands arbres majestueux qu’arrose un réseau sous terrain d’arrosage et sillonnée de 80 km de sentiers pédestres et cyclables, la cité blanche est le fruit de préoccupations environnementales, durables et écologiques très en avance sur leur temps. Pin parasol, platane, laurier, lavande, thym, tamaris… Toutes ces essences autochtones embaument et prospèrent dans le jardin d’Eden. Des œuvres d’art, des sculptures intégrées ponctuent les trottoirs et les petites places où l’on se repose et médite sur le souci d’harmonie, le dialogue très Yin-Yang qui préside à toute chose. Du port aux rues commerçantes, les yeux se régalent. Le petit poste de secours sur la plage ou le grand palais des congrès, le quartier du Levant ou celui du couchant ; tout, chaque pont, chaque réverbère, chaque portique éblouit par son intention et la pureté de ses lignes.

De février à la Toussaint, sept visites guidées décortiquent en continu l’architecture de La Grande Motte sous tous ses angles à un large public. Le nouvel Office du Tourisme (dans l’immeuble Jean Bart), tout en ombres et en lumières, a été jumelé dans un espace high-tech avec le Pavillon d’accueil du Festival des Architectures vives (19-23 juin 2013, de 10 à 20h) qui investira également 5 lieux emblématiques de la ville.

Si le concept de Balladur règne plus présent que jamais, les imperfections tendent à s’estomper, 12 hôtels de classe diverses ont vu le jour dont un centre de thalassothérapie marine entièrement rénové www.thalasso-grandemotte.com. Même les appartements de location ont pour beaucoup fusionné et été relooké pour un plus grand confort.

Côté Mer

© S. Dauwe

© S. Dauwe

La Grande Motte hisse les voiles du nautisme et de la protection du littoral toujours plus haut… Alors que du port s’élance nombre de régates, le long de la plage, on observe le balai de tous les plaisirs tendance de la glisse : wake board, kite surf, parachute ascensionnel… Quant aux amoureux de la nature et du grand large, c’est encore ici qu’ils se donnent rendez-vous pour observer en mer les grands dauphins, les baleines et une foule inouïe d’oiseaux que les organisateurs passionnés de « Découverte du Vivant » permettent d’observer de près et de photographier toute au long de l’année. Sortie de 4h en mer (45 €) www.decouverteduvivant.org

Enfin, la Grande Motte —c’est rare— s’est engagée dans un ambitieux programme européen de restauration de la flore marine sur tout le pourtour méditerranéen. Un projet qui concerne diverses plantes marines dont une endémique autour de la station balnéaire : la Posidonie vitale à l’écosystème du littoral. Pavillon bleu possédant deux sites Natura 2000, La Grande Motte construit un espace aquatique de 2500 m2 dans l’étang du Ponant non loin, afin d’offrir une extension au Centre de Soin des tortues marines de Méditerranée (Cestmed). Cette dernière soigne et permet prioritairement la réhabilitation de la tortue Caouanne, espèce grandement menacée…

*Label attribué en janvier2010.

© JJ Serol

© JJ Serol

En Pratique

Y Aller :

-En avion : Aéroport de Montpellier-Méditerranée, à 10 km

-En TGV : Gare de Montpellier, à 20 km.

TGV PARIS-MONTPELLIER (3h20) / BXL-MONTPELLIER (5h20/50):

WWW.SNCB-EUROPE.COM

WWW.SNCB-EUROPE.FR (pour les Français : ce site vous permet d'acheter d'un coup tous vos trains, TGV ou autres sur 1 même site).

Ensuite louez une voiture sur silloner librement les alentours (la ville fortifiée d'Aigues Mortes notamment) avec SIXT.

Y Loger

-Hôtel Saint-Clair*** : En bord de plage et central, 27 chambres confortables et lumineuses, accueil chaleureux. Ch . Double pt déj & taxes inclues : 101 € (basse saison) à 131 € (haute saison). 34 avenue de l’Europe. +33 4 67 56 57 77. www.hotelsaintclair.com

-Hôtel de la Plage**** : Vue sur la plage, design et entièrement rénové, restaurant, spa et plage privée. Ch . Double pt déj & taxes inclues : àpd 109 € (basse saison) à 164 € (haute saison).

-L’Hôtel Novotel Golf **** : Au bord de l’étang du Ponant, golf dessiné par Trent Jones (chambre double de 99 à 200 €) www.accorhotels.com

-Le Club Belambra : Village de vacances dans la Pinède, sur la presqu’île du Ponant, restaurant & clubs pour enfants. Rue Saint-Louis. +33 4 67 56 51 55 www.belambra.fr

-Meublés pour famille / Location de Studio : entre 145 € et 760 € par semaine selon les saisons - Appartement ou villa de 6 à 8 personnes : entre 402 € et jusqu’à 2.600 € en haute saison.

Bonnes tables :

-Le SanCyr, 49 Passage Jean Bart (Quai d’honneur). +33 4 67 56 57 77.

Infos :

Office du tourisme : +33 4 67 56 42 00 www.lagrandemotte.com