Barcelone : Noël aux balcons avec Carlos Ruiz Zafón

La Casa Batllo illuminée la nuit © JJ Serol

La Casa Batllo illuminée la nuit © JJ Serol

Proche, rayonnante, festive, on y revient dès que possible. Surtout depuis que de nouvelles portes de l’imaginaire se sont ouvertes avec l’écrivain espagnol Zafón. (Re)découvrir à petit pas la capitale catalane sous le doux soleil d’hiver ou dans « l’Ombre du vent » est un véritable « Jeu de l’ange »

Texte & photos : Camille JS/ Pepite Production

Beaucoup connaissent Barcelone. Les Ramblas, les maisons de Gaudi et sa basilique Sagrada Familia -en travaux depuis 133 ans- sont des lieux si marquants, d’une beauté si pénétrante que plusieurs visites sont indispensable… L’immense succès de la saga du « Cimetière des livres oubliés » (plus de 20 millions d’exemplaires vendus dans le monde en moins de 10 ans) a de plus ouvert une voie céleste à Barcelone. Les livres de Zafón, à peine refermés, on ressent l’urgente envie d’emboiter le pas de Daniel Sempere, fils d’un libraire au cœur du vieux quartier gothique ou de David Martin, jeune écrivain hanté par un amour impossible… Deux héros lancés dans une quête obsessionnelle où il est question de livres en péril, de destins enchâssés, mis en abîme dans une ville arpentée en tous sens et si infiniment aimée… Aux frontières du fantastique, les romans embrassent avec virtuosité les genres les plus divers, exactement comme ceux qui ont, au fil du temps, bâti cette ville souvent si mystérieuse, si différente à chacun de ses quelque 50 barrios (quartiers).

Plaça Real © JJ Serol

Plaça Real © JJ Serol

Au départ des Ramblas

Echapper au froid de décembre et atterrir à Barcelone sous les guirlandes Buon Natal est déjà un bonheur. La multitude de Boutique hôtels et de chambres d’hôtes au centre ville rassure. L’info est abondante… Sur Internet, des blogs ultra bien faits répertorient tous les bons plans possibles. Du coup, on peut tout planifier soi-même. Idem pour se déplacer. Le métro, les bus et même, les vélo-taxi (TRIXI) :  tout est simple et parfaitement orchestré.

Le premier soir, nous nous promenons donc ainsi le long des Ramblas. Les kiosques à journaux au centre de la célèbre artère piétonne se sont modernisées. Mais derrière eux, les majestueuses façades restaurées invitent à la redécouverte. Le théâtre de Liceu resplendit de couleurs et d’or. La façade du vieux restaurant chinois au coin de la place de la Bloqueria, avec ses ombrelles et la lanterne dragon impressionnent. De l’autre côté de l’avenue, nous trouvons la sublime Antigua Casa Figueras avec sa devanture en mosaïques 1820 qui vend des aujourd’hui des confiseries. La nuit s’avance et nous remontons vers la plaça Urquinaona. Sur le coin, au n°1, une cerveceria où l’on mange 100 Montaditos, des petits pains fourrés qui se dégustent avec de la bière ou du vin. Tout est bon marché et avec un peu de chance, on tombe un mercredi ou un dimanche et toute la carte est à 1 € ! Nous nous faufilons donc, partageons une table si besoin et nous immergeons dans ce Barcelone, jeune et populaire, qu’auraient adoré les héros de Zafón.

pont du bisbe, quartier gothique © JJ Serol

pont du bisbe, quartier gothique © JJ Serol

Les perles gothiques

Le lendemain, nous explorons le quartier Gòtic. A deux pas déjà de la place de Catalunya, se trouve la ruelle de Santa Ana où vivait la famille Sempere. « La sombra del viento » et « El Juego del Ángel » fourmillent de lieux intrigants et fantastiques. Alors nous décidons d’en dénicher les coins les plus emblématiques. En poursuivant à l’est, de l’autre côté de la Via Laietana, j’atteins le quartier Saint Joseph. Les ruelles étroites réservent des surprises comme le sublime Palais de musique catalane bâti par Luis Domenech, un architecte contemporain à Gaudi. Nous tournons à droite et au milieu de la ruelle se trouve l’Antic Teatre, un petit bar blotti autour d’un cour ombragée et un espace de création qui accueille les soirs de sympathiques concerts. Puis retour dans le quartier Gòtic où nous descendons la Porta de l’Angel pour savourer les jeux d’ombre et de lumière autour de la cathédrale Sainte-Croix, visiter son cloître, son chœur qui renferme le chapitre de la Toison d’or… A gauche, carrer de Montsió abrite la brasserie Els Quatre Gats. C’est dans cet antre de bohème moderniste que Picasso a exposé pour la première fois. C’est là aussi que se rassemblent les bibliophiles, Daniel Semper et Gustavo Barcelo… Nous poursuivons jusqu’à la petite place Cucurella, contemplons un instant la devanture du philatéliste Monge (depuis 1878). Carrer del Bisbe, nous passons sous la passerelle et frissonnons sous les gargouilles. Plus bas, en direction de la plage de la Barceloneta, se dresse l’austère et imposante église Santa Maria del Mar…  Au coin de la carrer de Basea, Sagardi, une taverne basque sert de délicieux tapas sur la terrasse chauffée d’une petite place médiévale. La « bibliothèques des livres oubliés » se trouve peut-être ici quelque part… 

Les mystères du quartier gothique © S.Dauwe

Les mystères du quartier gothique © S.Dauwe

Art & Shopping à Raval

Au troisième jour, nous démarrons plaça Real où vivait Barcelo. Un petit-déjeuner en terrasse nous semble mille fois meilleur qu’à l’hôtel et nous permet une fois encore de se fondre au vrai Barcelone. Nous observons depuis les arcades la foule sillonnant la grande place rectangulaire avec sa fontaine et ses palmiers. « L’ombre du vent » démarre de l’autre côté de la Rambla dans une ruelle nommée Arco del Teatro. C’est un bon endroit pour commencer à lézarder dans Raval. Un siècle plus tôt, ce quartier un peu glauque était celuides cabarets, des salles de bal et des filles de joie. La vie nocturne s’est gentifriée et abrite aujourd’hui des incontournables comme le MACBA, musée d’Art contemporain et le palais Güell, l’ancienne résidence privée de la famille, une réalisation peu connue mais néanmoins intéressante signée Gaudi. Le quartier regorge aussi de magnifiques petits bars et restaurants ainsi que de commerces atypiques. Nous avons beaucoup aimé Lantoki, l’atelier créatif de Sandra et Urko (Carrer del Dr. Dou 15), la boutique de vêtements féminins de Haifa (Carrer del Dr. Dou 15), celle d’objets et mobiliers Vintage-Room (Peu de la Creu 16 bis) et surtout, l’antre de Jose M. Sevilla baptisé Nuovum (Pintor Fortuny 30) regroupant les créations d’objets design de créateurs locaux. Pour jouir pleinement de la féerie des fêtes de fin d’années, il faut traverser la plaça de Catalunya, faire un tour dans le gigantesque Corte Ingles et remonter la prestigieuse avenue Passeig de Gracia où scintillent les grandes enseignes et resplendissent les deux plus belles demeures de Gaudi, la Casa Batlló (1904-06) et le Perdrera (1906-12) que nous visitons, émus, sous un soleil éclatant qui sied à l’explosion de couleurs et d’imagination débridée de ces chefs-d’œuvres.

Le calme des parcs

Pour reposer nos pieds et explorer plus loin, nous avons opté pour le hop on-hop off du Bus touristic qui propose trois boucles. La rouge nous a permis d’atteindre facilement le parc Guëll, plus beau et plus fascinant que jamais, puis de se balader dans un barrio vraiment atypique nommé Gracia. Jusqu’à la fin du 19e, c’était un village indépendant et de nos jours, ses habitants sont restés farouchement fiers et attachés à leur quartier. Très vite, nos pas nous mène à la Plaça de San Felipe Neri où se trouve l’appartement de Monfort, un autre héros de Zafón. Joli prétexte pour explorer ce repaire branché de jeunes créateurs à l’atmosphère apaisante est enchanteresse. Avec le bus, nous embrassons du regard les quartiers plus éloignés, ferons un arrêt au port Vell, le temps de déguster du poisson sur la terrasse du Mare Nostrum en zieutant au loin la colonne de Colomb. Mais la plus surprenante soirée, nous l’avons passée dans le quartier de Montjuic. Une petite balade au Parc Miró, puis nous prenons l’ascenseur qui permet d’accéder au mirador des Arènes de Barcelone (complexe commercial). Là-haut, les bars et restaurants rivalisent de charme avec cette vue panoramique époustouflante. Puis alors que le soleil se couche, nous montons les marches qui mènent vers le Palais national. Là, au centre de cette vaste esplanade, les jeudi, vendredi, samedi et dimanche (l’été de mai à septembre, mais aussi pendant les fêtes de Noël) nous assistons au spectacle des fontaines magiques de Montjuic, un son et lumière inoubliable et insolite à l’origine créé en 1929 pour l’exposition universelle… Quant aux 12 coups du passage de l’an? Nous l’avons passé Plaça Catalunya, à avaler un grain de raisin à chaque coup de minuit comme des milliers de Barcelonais !

Fontaine et Parc Miro aux côtés des Arènes © JJ Serol

Fontaine et Parc Miro aux côtés des Arènes © JJ Serol

En Pratique

http://www.barcelonaturisme.com/wv3/fr/

http://fr.barcelona.com/guide_barcelone

http://www.barcelona-tourist-guide.com/fr

http://www.oh-barcelona.com/fr/blog/

https://visiterbarcelone.wordpress.com

http://les-bons-plans-de-barcelone.com

http://www.getyourguide.fr/barcelone-l45/visites-a-pied-tc3/

http://www.all-barcelona-guide.com/fr/nightlife

http://www.carlosruizzafon.com

Y aller : 

AR avec Vueling, Raynair ou Jetairfly (en décembre) TTC prix autour de 75€

Se déplacer :

Métro : Holà BCN, pass de 2, 3, 4 et 5 jours

Où loger :

Marcelo Raval****, Rambla del Raval 17-21 (métro Liceu), +34 93 320 14 90 (design magnifique et terrasse panoramique) (àpd 100€)

Room Mate Emma, Carrer del Rosselló 205 (métro Diagonal), +34 932 38 56 06 (design et intime) http://emma.room-matehotels.com  (àpd 83€)

Hostal Q, Ronda Sant Pere 22 (métro Urquinaona), +34 933 102 830 (design, sympa et efficace) http://www.hostalq.es 

Hostal House, Carrer de la Constitució 36 (aerobus / station train Sants), +34 619 74 92 80 (Mini Boutique hôtel ultra confortable, entre l’aéroport et les arènes) http://www.hostalhouse.com (àpd 35€)

Phnom Penh, le caprice d'esthète

Chrysalide contrastée, la capitale cambodgienne exhale un parfum exotique, charmant et inattendu. Flâner dans cette ambitieuse « Perle d’Asie » est assurément le dernier Must!

Wat Phnom, avec un stupa pour honorer le mont Phnom © JJS

Wat Phnom, avec un stupa pour honorer le mont Phnom © JJS

Bâtie sur une colline (un Phnom) appelée Penh, la capitale du royaume cambodgien s’étend au confluent de trois fleuves, le Mékong, le Tongle Sap et le Tonglé Bassac. Arrivant en taxi de l’aéroport ou en bus d’une autre ville, on longe encore de spacieux boulevards aux trottoirs de dalles roses bordés d'humbles immeubles colorés, mais la course aux gratte-ciels ici aussi a démarré. Phnom Penh plongée dans impressionnante fièvre immobilière voulait son icône record. La nouvelle plus haute tour du monde sera donc incarnée par la Bourse, projet mégalo comme les «Master Plans» soutenus par les Japonais qui fleurissent en périphérie.

Heureusement, dans le centre, il reste de beaux vestiges d’architecture coloniale. La modernité avance et la ville en mutation affiche une trompeuse quiétude… Son tracé, quadrillé par les Français du temps du Protectorat (1864-1953), a survécu mais la numérotation des immeubles offre de nombreux cafouillages et redondances. Trouver son hôtel relève parfois du jeu de piste. Sourire aux lèvres, le chauffeur de tuk tuk (cyclo-pousse motorisé) tire toujours son épingle du jeu. Du sublime Raffles Le Royal aux simples guesthouses, tous les hôtels jouent à fond la carte de l’ancienne Indochine et ponctuent leur déco de nostalgie tropicale. Etendu sur son lit, le corps balayé du souffle chaud du ventilateur, on se laisse envahir par cette langueur sensuelle si typiquement asiatique. De la rue montent les sons, les odeurs, tout ce grouillement de vies qui interpelle notre âme d’explorateur… Le premier soir, on se retrouve donc sur la Promenade des Anglais locale le long du Quai Sisowath bordant le fleuve Tonglé Sap. 

Un peuple extrêmement émouvant

Palmiers, drapeaux, réverbères à la française alternent jusqu’à l’horizon. Une jolie foule bigarrée à la chevelure d’ébène luit sous le soleil couchant. On aperçoit beaucoup de sangs mêlés Chinois, Vietnamiens parmi les éblouissants visages Khmers dont le teint mat trahit une lointaine parenté indienne. Bavardent ou se promènent nonchalamment quelques moines en robes safran, des jeunes en bandes, des marchands ambulants et leurs snacks étranges, des familles entières avec leurs bébés, puis surtout des enfants encore et toujours vendant des gadgets électroniques, des livres, des cartes postales et des mouchoirs... Comme le reste du pays, Phnom Penh jouit de la paix retrouvée après trois décennies de guerre civile et de terreur. Pol Pot est enfin mort (crise cardiaque ? En 98) et le procès des derniers Khmers rouges s'achève. 2013 a vu l'avènement d'une loi punissant de 2 ans de prison quiconque en minimise les crimes... Mais la corruption reste le premier fléau du pays. La misère, l’insécurité font toujours des ravages. Le fossé entre riches et pauvres se creuse. Dans les rues, le contraste entre les 4x4 Lexus noirs et rutilants se faufilant entre motos, pousse-pousse et bus déglingués sautent aux yeux. Manifestations, répressions, contestations, le peuple gronde et montre des dents.

Parade le long du Quai Sisowath © JJ Serol

Parade le long du Quai Sisowath © JJ Serol

Un par un, avec force et détermination, les gens comme les immeubles se (re)dressent. Et dans cette quête éperdue de mieux-vivre, tout semble possible. Tous se mélangent, petits métiers et grosses entreprises, coiffeurs, dentistes, marchands de glaçons, sculpteurs de bouddhas, spécialistes en informatique, tailleurs et couturières de robe de mariée, marchands de douceurs ou de fournitures scolaires… Dans un joyeux tumulte, on zigzague sur les trottoirs encombrés de mobylettes, avide de découverte. Jamais le spectacle ne déçoit. Pour passer une journée paisible, on se rend au Palais Royal, un immense jardin où surgissent d’élégants pavillons aux toits recourbés. La salle du trône et son bouddha d’or et de diamants, la maison de fer offerte au roi Norodom par Napoléon III et la célèbre pagode d’argent ainsi baptisée pour ses 5000 dalles d’argent massif (1 kg chacune) couvrant le sol et aussi, les fresques peintes sur les galeries tout autour sont autant de merveilles qui éblouissent. Jouxtant le complexe du palais, le Musée national est un autre lieu ravissant. Son architecture, très Thaïlandaise avec ses envolées de toits gigognes, déjà séduit. Vaste bâtisse ocre rose percée d’un patio central aux bassins d’eau couverts de fleurs de lotus, on y passe des heures de bonheur pur. Les statues pré-angkoriennes de Vishnou et Shiva, les Bouddhas post-angkoriens et tant d’autres sont si beaux que beaucoup restent des heures à les croquer dans leur carnet de voyage. C’est là aussi que l’on admire assise en posture de méditation, la divine statue de Jayavarman VII, ce roi qui a donné ses lettres de noblesse au peuple Khmer, bâtit les plus beaux palais de la glorieuse Angkor et d’où, bien sûr, ont été sauvés la plupart des statues du Musée.

Délicats plaisirs d’expats

Pour le bonheur de glisser dans la soie © JJ Serol

Pour le bonheur de glisser dans la soie © JJ Serol

Dans ce pays où trente ans d’horreur ont eu raison de plus de deux millions d’âmes et livré à eux-mêmes plus de 6 millions d’enfants (en 2012*, 32% de la population a moins de 15 ans), l’aide étrangère coule à flot. De nombreuses ONG ont joué un rôle clé depuis près de 30 ans dans le développement du pays. Les investiseurs étrangers prennent le relai et une pléthore d’expatriés vit à Phnom Penh avec ses petites habitudes, ses beaux restaurants et ses boutiques de luxe. Le voyageur qui prend son temps en tire tout profit et met en pratique l’art khmer de la flânerie en quelques lieux bien choisis ! Autour du Palais et du Musée, les rues « 184 » et « 240 » sont parmi les favorites des expats. La première recèle quantité de petites galeries d’art et la seconde, une foule de boutiques originales souvent tenues par des étrangers et rivalisant d’élégance. Vêtements et accessoires en soie dont les coupes n’ont rien à envier aux plus grands couturiers parisiens, objets de décoration, œuvres d’art, beaux livres ; on trouve de tout puis aussi de superbes bars, restaurants et boulangeries tea-room. On peut même se plonger dans les délices du Spa Bliss qui propose foule de soins et massages raffinés et aussi, une incroyable boutique de déco. A quelques minutes en «moto-dop» —moto-taxi, moyen de locomotion très prisé, on reste bouche bée devant les robes et créations de Romyda Keth, designer cambodgienne formée à Paris et rentrée au pays. Sa boutique Ambre permet un shopping de rêve dans une vaste maison coloniale. Comme il ne faut pas négliger le plaisir des bains de foule, on complète sa malle à souvenirs sur l’épatant Russian Market (Psar O Russei), au sud du boulevard Mao-Tse-Toung. Dans ce vaste labyrinthe, on trouve à petit prix —à condition de bien marchander— pagaille de vêtements en soie et coton, foulards, sculptures, vraies et fausses antiquités, bijoux… Pour faire tout à fait couleur locale, on chine aussi au Nouveau Marché (Psar Thmei), un grand bâtiment jaune Art Déco surmonté d’une coupole. Le tout Phnom Penh y converge car, il déborde de produits frais et de produits indispensables. C’est là que l’on trouve de la vaisselle traditionnelle en faïence blanche et bleue (ou verte et orange) délicatement peinte de libellules.

On avance, mais n'oublie rien

Musée Tuol Sleng © JJ Serol

Musée Tuol Sleng © JJ Serol

Enfin quand le soir approche, on retourne près du fleuve… Certains prennent l’apéro sur les terrasses des quais, d’autres embarquent sur une petite croisière pour admirer le soleil se coucher derrière le Palais Royal… Parfois, la vue se trouble et on revoit défiler les visages entr’aperçus au Musée Tuol Sleng, cet ancien lycée transformé sous les Khmers rouges en prison de haute sécurité (S21). Entre 1975 et 1978 ; plus de 17.000 personnes y ont été torturées, prises en portrait puis exécutées (souvent juste matraquées à mort faute de munitions) au camp d’extermination Choeung Ek, 12 km au sud-ouest de la ville. Le Musée est sobre. De vieux lits en fer, des chaînes et des barres de tortures puis surtout, ces milliers de photos noirs et blancs, ces hommes, femmes et enfants si tristes et désemparés face à la folie meurtrière de leurs pairs…

* Une modeste progression ?

Il y en avait 41% en 2007….

D'autres chiffres terrifiants :

En 2012, le taux de mortalité infantile affiche encore 52%!

Phnom Penh Pratique

Renseignements. 

www.tourismcambodia.com

vivrekhmer

www.phnom-penh.biz

www.cambodia-airports.com

Formalités.

Passeport val. 4 mois après le retour + 1 photo + visa touristique (possibilité d'obtenir un e-visa ou "on arrival")

Ambassade royale du Cambodge, 264 avenue de Tervuren, 1150 Bruxelles. Tél : 02 777 03 72.

Ambassade Royale du Cambodge, 4, rue Adolphe Yvon75116 Paris

ambcambodgeparis.info

Langues.

Le Khmer (ou Cambodgien) est la langue officielle, mais en ville on parle aussi l’Anglais (hôtels et commerces) et un peu de Français (personnes âgées).

Monnaie.

Le Riel (stable mais dévalué, on l’utilise pour les petits achats en rue), sinon le dollar US est la vraie monnaie du Cambodge. L'euro commence à bien s'accepter. 1 euro = env. 5500 riels 1US$ : 4000 riels.

Vaccin(s).

Aucun obligatoire. Tétanos, Diphtérie, Thyphoïde, Tuberculose, Poliomémilte et Hépatite A & B recommandés + une trousse de secours (avec antibiotiques à large spectre) surtout si longs séjours, hors sentiers touristiques. Le virus H5N1 (grippe aviaire) est présent au Cambodge mais peu de risque dans la capitale. Vérifiez les foyers d'épizooties et précautions à prendre sur le site de l’OMS : http://www.who.int/csr/don/archive/country/khm

Décalage horaire. GMT +7

Saison idéale.

Climat tropical chaud et humide (température moyenne : 30-35°C) (Moussons —95% d’humidité— de mai à novembre). Préférez notre hiver.

Y aller.

Le prix des vols secs AR (Air France, Thai Airways, KLM...) sur Phnom-Penh démarre à 740 € taxes comprises. Billetterie Online sur www.nouvelles-frontieres.fr ou www.airstop.be

Se déplacer.

A part les taxis qui font le trajet « aéroport-centre ville » (9-10 $), en ville on ne trouve que le tuk tuk et le moto-dop (marchandez toujours).

Se loger.

-Raffles Hotel Le Royal, 92 Rukhak Vithei Daun Penh (off Monivong Boulevard), Sangkat Wat Phnom. Tel: +855 23 981 888. Fax: +855 23 981 168 - www.raffles.com/phnom-penh/. Hôtel de prestige et véritable havre de paix et raffinement bâti en 1929 et rénové en 1997 où descendent les officiels et célébrités. Ch. Double àpd 198 $.

-Bougainvillier Hotel, stylé, confortable et près du Palais Royal et du front de mer. Chambres doubles de 63 à 133 $ + pt dej 6,50$. #277G Quai Sisowath. www.bougainvillierhotel.com

Boddhi Tree : Aram, Del Gusto & Umma : 3 adresses de charme boutique hôtel, maison coloniale

-Boddhi Tree Del Gusto #43 Street 95. Dans une belle maison coloniale art deco. Chambre simple (ventilateur) mais charmante de 17 à 58 $.

Boddhi Tree Umma  #50 Street 113 – Maison traditionnelle, décoration raffinée, confort simple. Ch. Double (avec SDB & air con) de 16 à 36 $.

Boddhi Tree Aram #70, Street 244. Maison années 50 rénovée en style traditionnel. Ch. Double (avec SDB & air con) de 60 à 82 $.

Réservation pour les trois hôtels (tous TB situé dans le centre entre le Palais royal et le Musée Tuol Sleng) : +855 (0)11 854 430 - www.boddhitree.com

Bonnes tables.

« 102 Restaurant » Fine cuisine française dans un majestueux bâtiment colonial. #1A Street 102 (Colonial Mansions near new US Embassy)

« Bopha Phnom Penh & Titanic » : deux noms pour un même lieu majestueux surplombant le Tonglé Sap. Cuisine cambodgienne traditionnelle. Sisawath Quay à côté de l’embarcadère pour Siem Reap.

« Topaz (II) » Restaurant & piano Bar super design, fine cuisine française (chef français) teintée de saveur Thaï. #182 Norodom Boulevard.

« Malis » Décor de rêve et cuisine créative cambodgienne. #136 Street 41.

« The deli », (boulangerie & tea room) #13 Street 178.

Quelques Adresses Shopping...

Ambre, #37 Street 178. (Aussi à Paris 1er Arr, 41 rue Coquillière) romydaketh.net

Couleur d’Asie, Design, décoration et soieries. #33 Street 240. www.couleursdasie.net

Water Lily Creations, sacs, perles et colliers créé par Christine Gauthier. #37 Street 240 

Kashaya Silk, #55 Street 240.

Le Lézard bleu, traditionnel & contemporain, art & design. #61 Street 240. 

Jasmine Boutique, création vêtements en soie. #73 Street 240.

Spa Bliss, #29 street 240 www.blissspacambodia.com

A ramener.

L’exquise tête de Jayavarman VII sculptée par les Artisans d’Angkor (boutique à l’aéroport de PhnomPenh) – infos sur : www.vinci-airports.com - mag.artisansdangkor.com

A lire/emporter.

Guides de voyage : Lonely Planet Cambodge  ou PDF de Phnom Penh

Romans & nouvelles : Indochine, un rêve d’Asie, Ed. Omnibus (gros recueil d’explorateurs de la fin du 19e et début 20e siècle incluant « Le pèlerin d’Angkor » de Pierre Loti, « Le kilomètre 83 » de Henry Daguerches…)

TO spécialiste des voyages sur-mesure.

Marco Vasco et notamment propositions de combiner un voyage au Vietnam, au Cambodge et au Laos (lire aussi Laos, Splendeurs et Paradoxes)

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