VIETNAM : le bruissement du Delta du Mékong

Du soleil, des fruits, du labeur et des hommes

Texte & Photos : Camille JS / Pepite Production

Prologue

J’étais allée au Pays du Dragon une première fois en 1994. Deux mois sac-à-dos, juste au moment du Têt, le Nouvel An Vietnamien. J’avais passé la nuit sur la terrasse du mythique Rex, le plus haut cinq étoiles, à regarder le ciel s’embraser à perte de vue de millions de pétards sauvages et de feux d’artifices lancés par les familles de l’ex-Saigon. La dernière année qu’une telle féerie fut pemise.

Voilà désormais la vue du Roof Gaden Bar du Rex Hotel... © JJ Serol

Voilà désormais la vue du Roof Gaden Bar du Rex Hotel... © JJ Serol

Coca-Cola tentait alors un retour sur le marché avec une invasion de panneaux publicitaires scandant un narquois « Nice to see you again »! Un ami Viêt Kiêu* m’avait fait visiter un peu du Delta autour de Mytho, puis j’étais remontée doucement en passant par Dalat. Les minibus avançaient laborieusement sur des routes encore défoncées parsemées d’énormes cratères, souvenirs intacts des lourds bombardements américains. J’avais fait de longues haltes dans les merveilleuses cités de Nha Trang, Hội An, Hué, Hanoi sans oublier la Baie d’Halong… Partout, je croisais des estropiés de guerre, des pousse-pousse surchargés de poules et de canards, des marchands de rue indolents avec sur la tête des casques de l’armée de libération. J’avais adoré ce peuple frêle et laborieux, petit et gracieux, le festival de couleurs et d’émotions teintées de nostalgie coloniale. Le seul pays d’Asie où je déjeunais d’un café fort et parfumé avec une baguette à la Vache-qui-rit. A tous les coins de rue, je dégustais des crèmes «caramen» (caramel). Vinh, mon ami, m’avait promis qu’une chambre dans le Mékong m’attendrait si je voulais un jour y trouver le calme pour écrire. Et je m’étais juré d’y venir… de montrer ce pays magique à ma tendre moitié. Mais dix ans ont passé comme un nuit sans rêve. 

Retour à Saigon

Puis, un jour de décembre, je suis revenue à Ho-Chi-Minh-Ville. La veille de mon anniversaire… Bravant l’enchevêtrement infernal de motos-scooters le long de Le Loi, je suis retournée sur le rooftop du Rex à l’heure de l’apéro. Le choc! Le Mékong est désormais invisible de cet antique hôtel devenu nain parmi les gratte-ciels et tous les buildings ivres de modernités qui hérissent jusqu’au fleuve, Nguyễn Huệ, l’ex-boulevard Charner, les Champs-Elysées saigonais. En bas, la statue d’Oncle Hô bien entretenue sur sa placette a été réaménagée avec goût et des milliers de fleurs. Des familles entières et des touristes s’y photographient sans relâche. Leurs selfies sont postés à toutes heures sur FB et Zing.vn. Si l’on observe bien les clichés qui circulent, on aperçoit aussi des boutiques de grand luxe comme Channel présentes aux alentours. La population est incroyablement jeune, tellement plus grande, plus occidentale que dans mes souvenirs. Pepsi règne sur le pays et il y a bien sûr des McDo. Pourtant, il ne faut pas chercher beaucoup pour trouver partout de sublimes «Restaurants Lounge» sino-vietnamiens comme le Temple Club (29 Tôn Thất Thiệp, Bến Nghé) ou de bonnes tables françaises comme le bien nommé Le Jardin (31 Thái Văn Lung, Bến Nghé, tout près du Grand bureau de Poste). Ils parsèment les blocs autour de l’Opéra et de l’avenue Pasteur. 

Marchande de baguette, tout un symbole! © JJ Serol

Marchande de baguette, tout un symbole! © JJ Serol

Nous, on dormait au modeste mais accueillant Mai Guesthouse, dans une allée étroite et typique au coeur du quartier des backpackers (Pham Ngu Lao Street. District 1). Au programme de nos journées: balade dans la vieille ville, arrêt massage des pieds un jour, du dos un autre jour, coiffeur pour mon homme, balade encore et shopping tentations ici et là… On avait pris le pli de faire la sieste aux heures assassines et à la tombée de la nuit, on buvait de la bière glacée sur des tabourets alignés devant les rideaux de fer de boutiques closes. On a aussi zoné le long de la rue Yersin, sommes allés au marché Ben Thanh, de jour et de nuit aussi, avons bu un Capuccino au Things Café parce que c’était branché (Tầng 1 chung cư HCM, 14 Tôn Thất Đạm, Nguyễn Thái Bình,). A pied toujours, nous avons marché jusqu’au Majestic, au bord du Mékong, tourné autour du building Bitexco, médusé par son architecture extravagante avant de repartir explorer le merveilleusement relooké Vincom Center B Shopping Mall. Après avoir craqué pour les superbes T-shirts Gingko (né en 2007, leur succès a été tellement fulgurant qu’un Concept Store de 300m2 s’est ouvert en août 2016), nous avons aussi eu un coup de cœur pour un autre concept store Mai Lam, sous l’hôtel Continental. Vêtements de création et objets design totalement uniques enchantent nos sens autant qu’il désenchantent notre bourse.

La chaleur, le bruit, le mercantilisme et le fourmillement incessant de vies au bout de quelques jours épuisent. Les images du passé sont comme à chaque fois définitivement oblitérées par la vision contemporaine… 

Les rassurantes bornes des colons français ponctuent toujours le paysage © S. Dauwe

Les rassurantes bornes des colons français ponctuent toujours le paysage © S. Dauwe

Une maison perdue dans le Delta

Nous avions un plan d’enfer! Une simple petite maison trouvée sur Internet, située au milieu de nulle part sauf qu’elle était stratégiquement piquée au centre même du delta du Mékong. Bonus, une moto était inclue dans la location. De là, nous pensions pouvoir vivre à l’autochtone et rayonner en douceur aux alentours. Je me visualisais bien dans le modeste salon ouvert sur la jungle, longeant un rideau de bambous. Lire le soir étendue sur le sofa en regardant brouter les buffles d’eau. Nous avionspris un omnibus pour atteindre, au sud de Mytho, la petite petite ville provinciale de Tra Vinh. On s’était fait conduire jusqu’à un petite station de bus annexe, proche de la maison où nous devions rencontrer « M », le propriétaire. Il a pris son temps pour venir à notre rencontre. C’est un peu inquiet et déjà dans la pénombre que nous avons atteint sa maison. « M » n’était normalement pas compris dans la location, mais des déboires personnels avec son propre logis l’ont forcé à s’imposer à nous. Il s’était d’ailleurs déjà octroyé la grande chambre, nous laissant la deuxième, étroite et sans fenêtre, 100% claustro… Comble de malchance, l’eau et l’électricité étaient aussi en rade! Relax et sans complexe, « M » nous rassure: « il y a un puit non loin de la maison et à l’arrière, j’ai installé un générateur ce qui nous permettra d’allumer l’AirCo et la lumière quelques heures en soirée. » Coincés, nous passons une première nuit de cohabitation dans un grand nuage de cannabis et d’encens. Heureusement, il y a la moto. Le premier soir, nous étions allés manger tous ensemble au centre de Tra Vinh, histoire de faire connaissance. Mais faire la route de nuit était super casse-gueule, surtout à deux sur une vieille bécane. On a donc très vite demandé à « M » de nous aider à louer une seconde moto. La ville n’avait rien de touristique, donc pas d’officine de location. Sun, une connaissance de « M », un vieux Viet rock’n roll nous a finalement prêté sa Vespa chinoise, jolie et très lourde (env. 50€/semaine). Après une deuxième journée à explorer Tra Vinh et visité son temple, on avait compris. Il fallait changer nos plans, laisser chez « M » nos gros sac-à-dos, emporter le minimum et explorer au feeling les routes du delta à moto…

Sur les pas de « L’Amant »

Nous nous sommes élancés en direction de Can Tho, sur des petites routes sinueuses alternant champs, temples, rizières et villages de la province de Tra Vinh. La vie était belle, nous étions millionnaires (1€ = 25.000 Dongs) et on pouvait tout avoir pour presque rien. Un café au bord de la route; (noir, 0,22 € / au lait, 0,44€), plus loin une grande bière bien glacée; 0,73€. Un plantureux repas pour deux: 5,5€. Un plein d’essence: 1,82€. Nous avions bien roulé et c’est une heure avant le couchant que nous traversons un grand bras du Mékong sur un immense pont déployant fièrement les plus hauts haubans de l’Asie du Sud-est. Il plonge littéralement dans la ville de Can Tho, de facto imposante et donc, touristique. C’est la quatrième ville du Vietnam et la véritable capitale du Delta. Nous trouvons un chambre avec vue sur le fleuve à côté de la pagode Ong. Le soir, à peine sortis de notre chambre, nous sommes abordés par une solide dame au sourire irrésistible qui veut nous emmener le lendemain sur les grandes attractions locales: les marchés flottants de Cai Rang et Phong Dien.

Marché flottant de Cantho © JJ Serol

Marché flottant de Cantho © JJ Serol

Dès l’aube, s’y échangent chaque jour de l’année une multitude de fruits et légumes cultivés derrière les moindres rideaux verts du fertile delta. A demi endormis dans notre fine jonque, notre capitaine « tout sourire » fend les eaux boueuses du Mékong. Arrivée au grand marché, elle sait parfaitement où et combien de temps s’arrêter pour observer et photographier cette grouillante vie en Technicolor. C’est tout sauf le calme et la zénitude mais, c’est à couper le souffle… Nous avions également rendu hommage à l’immense statue de Ho-Chi-Minh et ingurgité de mémorables bols de nouilles, puis repris la route, exhultants, pensant à notre prochaine destination à 52 km… Sadec, la petite ville indolente où se trouve la maison de l’Amant de Marguerite Duras. 

Notre vie est un roman

Je traçais entre les rizières en pensant aux romans Le Barrage contre le Pacifique, L’Amant, puis sa ré-écriture après le film de Jean-Jacques Annaud, L’Amant de la Chine du Nord qui avaient tous successivement bercés mes années universitaires. Pour atteindre Sadec, nous avions franchi deux nouveaux bras du Mékong sur des Bac et partout, je croyais revoir les fesses sensuelles de Tony Leung ou regrettais de ne pas porter une petite robe légère comme Jane March. Je n’imaginais que trop bien le drame familial de Marguerite enfant, de leur maigre barrage en proie à la rage du Pacifique, les trajets entre Sadec et son Lycée à Saigon, son amour insensé et interdit… Marguerite Duras ne vécut à Sadec que trois ans (1928-32) pendant que sa mère travaillait comme directrice d’école. Elle n’est probablement jamais entrée dans la maison de son Amant. Pourtant, la maison du riche marchand chinois Huynh Thuy Lê agît comme un aimant. Son «palais bleu» à l’origine était bâti de bois sur près de 600 m2. Rénové en 1917, sa structure sera consolidée en briques et en stuc dans un style colonial. La maison est longtemps restée aux mains des héritiers puis devint un poste de police de 1972 à 2006, année où soudain on réalise enfin la valeur culturelle de ce bijou. En 2010, le Palais de Lê devient officiellement « site historique national ». Heureusement l’essentiel de la bâtisse centrale est bien préservée et (quelque 200 m2) toujours richement décorée. Il y a deux petites chambres qui peuvent être louées aux touristes. Les autorités restent discrètes, le succès du bouche-à-oreille suffit à son roulement. Il faut donc un peu de chance et arriver au bon moment. Ce fut notre cas. En plus, personne dans l’autre chambre. Les annexes entourant la maison ont été détruites et sont des bâtiments modernes appartenant toujours à la police. Etre accepté à y passer la nuit suit un rituel réglé de façon tout à fait charmante. L’arrivée se fait vers l’heure du goûter. Invités à s’asseoir autour d’une petite table ronde sur des tabourets en porcelaine, on nous sert le thé et des gingembres confits. Une jeune guide passionnée nous récite dans un français impeccable l’histoire de cette maison bâtie en 1895, pointe dignement son sol en carrelages importés d’Ardèche, le phonographe et les clichés jaunis de l’Amant et de sa famille. L’autel familial typiquement chinois est très travaillé et de toute beauté. Après la visite, un excellent repas est dressé sur une longue table de bois laquée tandis que, côté rue, le vantail est scellé. Nous étions enfermés (sans wc, ni sdb) jusqu’à l’aube dans ce somptueux palais et ses nombreux trésors. Le petit lit chinois à baldaquin avec ses fines moustiquaires nous plongeait dans une nuit soyeuse. Au matin, petit déjeuner et brèves ablutions dans la cour… Le pèlerinage « durassien » nous poussa à poursuivre non loin jusqu'à la pagode Kiến An Cung, construite dans les années 20, où l’Amant comme les croyants d’aujourd’hui honorent à grand renfort d’encens les empereurs vietnamiens et les divinités chinoises tapis derrière leurs autels. Enfin, nous passâmes bien sûr attendre les enfants à la sortie de l’école Trung Vuong que dirigeait la mère de Marguerite.

Notre alcôve romantique dans la maison de l'Amant, SaDec © JJ Serol

Notre alcôve romantique dans la maison de l'Amant, SaDec © JJ Serol

Wifi et reflets d’or

Le reste du temps, nous restions à observer le balai des bateaux de toute taille, toute couleur, tout chargement. Fins ou ventrus, ils glissaient sur l’eau, croulant de fruits, de sable ou de céréales avec leurs gros yeux fixant une destination que seuls les génies du fleuve semblaient connaître. Comme des chiens, plus ils sont petits, plus ils sont bruyants. Les grosses barges glissent en silence, les péniches ronronnent et les fins porteurs bourrés à l’éclatement pétaradent, avançant au petit bonheur au gré des courants favorables ou non. Nous étions fascinés, tétanisés… Nous sirotions nos cafés-filtre ou nos bières selon les heures, totalement silencieux, absorbés par le mouvement important des marées, l’incessant tohu-bohu, captant les moindres reflets dorés de ces impérieuses embarcations et de leurs capitaines téméraires. Lentement, nous perdions pieds, notre esprit peu à peu engloutis par cet univers mouvant, entouré de végétation flottante, l’horizon se balançant insidieusement. Nos repères avaient largué les amarres. Même sur terre, nous tanguions toujours un peu.

Vue de rêve et quiétude absolue dans notre nid du Mekong Riverside Boutique Hotel (BaiBe)

Vue de rêve et quiétude absolue dans notre nid du Mekong Riverside Boutique Hotel (BaiBe)

Soudain préoccupés par notre prochain lieu de contemplation, nous allumions nos portables pour nous situer sur la carte. De ci, de là, la wifi est accessible. Quelques mots clés sur Google, beaucoup de chance et nous profitons d’une ‘promo’ au Mekong Riverside Boutique Hotel et Spa. Chambres à moitié prix car demi service et spa en rénovation. Fabuleux! Nous avions une chambre luxueuse avec un lit moelleux, des peignoirs douillets d’une blancheur (et d’une épaisseur) saisissantes ! Notre terrasse privée donnait sur une fourche du bras Vinh Long-Ben Tre où le traffic soudain inexistant nous permit de savourer un calme royal. Petits sampans de pêcheurs, aigrettes, grues et cormorans fouinant dans les eaux limoneuses emplissaient à présent notre champ de vision. Voyage immobile… L’or liquide du soleil se noyant à heure fixe.

Dans le jardin d’Eden

Au sud de la ville sans grand intérêt de Cai Be, un bac atterrissait en plein cœur d’un véritable jardin d’Eden. Son nom? L’île Tân Phong, (Cai Lậy District)… Sommés de parquer nos scooters à la sortie du ferry, nous étions sur une petite île sans voiture où l’on ne circule qu’à vélo ou en bateau. Les hommes et les femmes d’ici semblaient impliqués dans un lutte incessante pour vaincre les forces de la nature. Tous les fruits des tropiques devaient être rassemblés sur quelques hectares. Orangers, citronniers, manguiers, bananiers, jaquiers, longaniers, papayers, goyaviers, sapotilliers… Partout, nous étions assaillis par les arômes suaves de jasmin, d’ananas, de racines et d’encens. Totalement encerclés de canaux creusés par les hommes, jouant avec les marées, redessinant sans relâche des digues, défrichant les palétuviers, creusant la terre, montant des murets autours de leurs précieux vergers. Les maisons étaient montées sur pilotis et des micro villages se dressaient peu à peu dans ces forêts amphibies, avec leur café, leur karaoké, bar internet et boutiques en tout genre… Sous les frondaisons, un labyrinthe de voies d’eau dessinait de somptueux tableaux clair-obscur. De temps à autre, des touristes émerveillés se baladaient sur un fin bateau. Les ombres allongeaient encore la silhouette mince et élégante des femmes qui dirigeaient les barques debout sur la poupe et à la force de leur corps placé sur deux immenses pagaies s’enfonçant dans les eaux boueuses. Le soir, en quittant l’île, nous croisions sur le ferry, navetteurs et écoliers dont les silhouettes se fondaient au ciel violacé. Avions-nous rêvé?

La route de Ben Tre

Nous étions si insouciants. Enlacés dans les bras des Neufs Dragons, nous longions la paisible TL 864 le long de la voie Tien Giang. Nous ne pouvions entrevoir qu’une infime partie de ce delta qui couvre près de 40.000 km2 et abrite près de 20 millions de personnes. Ponctuant l’entrelacs de rizières, nous avions croisé des fatras de fils électriques, de longues vagues de tôles rouillées, des forêts d’antenne de télévision et de frêles habitations penchés sur l’eau. Il nous manquait la vision hypnotique des mangroves. 

Bac après bac sur les bras du mékong... © S.DAUWE

Bac après bac sur les bras du mékong... © S.DAUWE

Il avait suffit de trois ponts pour pénétrer la province de Bên Tre. Si le delta du Mékong est le véritable grenier à riz du Vietnam et le deuxième exportateur de riz au monde. Si au niveau national, le delta produit 55% du paddy, 70% des fruits du marché et 70% des produits de l’aquaculture, ici sur la langue de terre de Bên Tre, nous nous enfoncions en revanche dans de hautes et denses forêts de palmiers, cocotiers, bananiers. Un paysage vert sombre, parsemé de fleurs tropicales et de fruits que l’on ne pouvait nommer. Nous espérions accéder à la mer en descendant la route QL57 mais elle toune en sentier chaotique et poussiéreux sans vie, ni village… Demi-tour vers la lumière… Le hasard de cet itinéraire non prémédité et l’attrait pour le passage d’un grand bac nous ramènent à Tra Vinh.

Ba Dong, du sable, des crustacés et des ruines

Sur la plage deBaDong

Sur la plage deBaDong

Nous sommes donc repassés dans « notre » maison. Nous avions comme un besoin pressant de routine locale, celui qui donne l’illusion d’une intégration parfaite à la vie indigène. Nous prenions notre lunch au fast-food Jolibee, non parce que c’est bon mais car les locaux en raffolent. Puis nous allions boire un café en dégustant notre petit « bun » Papparoti avec leur dos croustillant. Observer la vie qui bourdonne et laisser s’égrainer les heures… C’est « M » qui nous a donné l’envie de découvrir Ba Dong, ancienne station balnéaire huppée en Mer de Chine. La boussole de notre portable suffisait à nous guider. Les campagnes baignées d’un vert tendre, de temples d’or et de petits villages nous enchantaient. Nous commencions à bien distinguer les hameaux khmers, de ceux chinois ou catholiques avec leur maisons claires bien alignées et souvent un place à la française. Cinq kilomètres avant d’atteindre l’océan, nous prenons un petit bac et l’air marin envahit enfin nos poumons. Mais le paysage change radicalement, alternant des zones lunaires, des carrés d’aquaculture et des lopins cultivés puis une brève effusion de mangroves. Une route en construction. Un maigre rideau de conifères et puis la mer… Il y a aussi d’immenses rochers disposés pour faire barrage aux côtés de blocs de béton. Apparaît alors la vision dantesque des ruines de resorts à demi enfouies sous le sable. Des alignements de petits parasols en cocotiers décharnés par des vents violents qui nous dribblait la peau. L’océan et le ciel enlacés déclinaient toutes les nuances de gris. L’eau, dit-on, ne devient claire que deux semaines par an, début janvier. Ba Dong, paradis colonial déchu n’était plus que désolation. La station se réduisait à un hôtel officiel minable en retrait de la mer et à une petite plage entourées d’échoppes à souvenirs où s’agglutinaient des écoliers en classe verte. Sous une large pergola, des amoureux en goguette venaient manger des crustacés à l’unique restaurant en bord de mer. Aux confins de ces terres baignées en Mer de Chine, parmi eux, nous étions bien… 

Badong, aux confins du delta du mékong... © S.Dauwe

Badong, aux confins du delta du mékong... © S.Dauwe


Viêt Kiêu* : terme péjoratif qui qualifie les Vietnamiens exilés après la chute de Saigon en 1975. Certains, atteints de nostalgie, sont rentrés se remarier et refaire leur vie au pays dès sa réouverture au monte extérieur au début des années 1990. Le Viêt Kiêu reste toujours « suspect » et regardé par ses pairs comme un « traître » à la nation.

EPILOGUE

Réchauffement climatique et tourisme…

Pour bien des voyageurs, le delta du Mékong rime avec mangroves. Il y voient d’abord une riche région naturelle, avec cinq parcs nationaux, quatre réserves naturelles, deux réserves de biosphère mondiales… Comme la zone humide de Can Gio, l’une des deux réserves de biosphère par l’UNESCO dans le delta, et située à 40 km seulement au Sud de Ho Chi Minh-Ville. Sur les images de cartes postales, on trouve ainsi le village de Sa Dec (Dông Thap), les marchés flottants de Nga Bay (Hâu Giang), Cai Rang et Phong Diên (Cân Tho), ses vergers, l’île de Phu Quôc... Mais ces mangroves du littoral, fragile écosystème à l’origine même de la fertilité inouïe des terres du Delta, sont mises à mal par le réchauffement climatique. Elévation du niveau de la mer, salinisation des sols, érosion des terres et bien sûr, destruction de la mangrove… Alors que le tourisme dans le delta du Mékong est chaque année plus florissant, cette zone géographique vitale pour l’économie nationale aura été marquée en 2016 par quatre mois d’une terrible sécheresse. Onze des 13 provinces du delta du Mékong ont été touchées. Les autorités ont annoncé la disparition de plus de 160 000 hectares de rizières, soit une perte de revenus de plus d’1,5 millions pour la populationde cette zone. Des milliers de ménages n’ont plus accès à l’eau potable. Inutile de préciser la catastrophe économique, sociale, sanitaire et environnementale qui en découle… (1)

Le salut par le tourisme ?

Alors que nous lisons ces informations alarmantes, un autre site explique les projets de développements touristiques de la region. On y apprend que dans la planification du tourisme jusqu’en 2020 (et orientations vers 2030), le delta du Mékong développera trois zones et six points touristiques nationaux que sont le jardin Thoi Son, l’île de Phu Quôc, la mangrove de Nam Can, les marais de Lang Sen et Dông Thap Muoi, Hà Tiên, le parc national de Tràm Chim, les montagnes Sam, l’îlot Ông Hô. Elle se divisera en quatre régions dotées chacune de produits touristiques typiques. La première comprendra la ville de Cân Tho, les provinces d’An Giang, de Kiên Giang et de Hâu Giang où se développera le tourisme fluvial, festif et de villégiature de luxe. La deuxième, qui concerne Cà Mau, Bac Liêu et Soc Trang, possèdera comme destinations l’extrémité Sud - le cap Cà Mau -, des mangroves et les fêtes des Khmers à Soc Trang. La troisième (Tiên Giang, Bên Tre, Vinh Long et Trà Vinh) développera le tourisme fluvial et la visite des vergers, le home-stay, la visite de villages de métier et de vestiges révolutionnaires. Enfin la dernière, la Plaine des Joncs (Dông Thap Muoi), englobera Long An et Dông Thap, hauts lieux d’écotourisme. 

En espérant que la région puisse investir comme elle se doit dans la construction d’infrastructures, de zones touristiques de haute qualité, la formation du personnel, et resserrer sa coopération avec d’autres régions… (2)

SOURCES : 

(1) Asialyst

(2) Vietnam Intime 


Sur la route de Sadec... © JJ Serol

Sur la route de Sadec... © JJ Serol

Infos, Bons plans & Bonnes adresses

Infos & TO

Info officielles françaises et conseils aux voyageurs : 

TO locaux (foultitude de thèmes) :

https://www.mekongtourisme.com

http://lesrivesexperience.com (reserve de Can Gio)

http://360degresvietnam.com/tous-les-coups-de-coeur-dans-le-delta-du-mekong/ (inspiration voyage, bons plans et bonnes adresses)

Guide et info : Welcome to Vietnam (en FR & en GB) 

Pour de belles croisières au Vietnam avec des TO locaux : Horizon Vietnam Voyage

Logements:

A Ho-Chi-Minh-Ville : Mai Guesthouse et plein d’autres

Quand à la maison de Mister « M » alias Marcos, oui, elle existe et se loue avec ou sans le propriétaire… :-) Sans rancune, Marcos et merci de ta patience... En réalité, il est plutôt conciliant et très cool, alors si l’aventure vous tente, n’hésitez pas : mekongdeltaguesthouse.com

Mekong Reverside Resort & Spa : env 105€ /nuitée pour un peu de luxe et volupté ! 

Shopping à Saigon:

Mai Lam Concept Store : vraiment captivant, très beau travail, variés et créatifs, mais tellement cher...

Gingko Concept Stores: créatifs, Fair trade, 100% fait au VN et d’excellentes qualités!

STORE 1: 54-56 Bui Vien, Ho Chi Minh City - 8:00AM - 10:00PM 

STORE 2: 10 Le Loi street, Ho Chi Minh City - 8:00AM - 10:00PM

STORE 3: 254, De Tham street, Ho Chi Minh City - 8:00AM - 10:00PM

Oman : Cap sur Musandam

En ces temps troublés, il est des terres du Golfe persique comptant étrangement parmi les plus sûres au monde. Alors que les jours de gloire de l'Or noir appartiennent au passé ; des dauphins, les poissons colorés des récifs coralliens et un doux peuple de pêcheurs-agriculteurs enluminent des monts déchirant de leurs griffes un ciel azur. Un fascinant paysage minéral et aquatique qui s’impose depuis peu comme l’une des destinations touristiques les plus prisées de la planète.

Texte & Photos: Camille JS/ Pepite Production

Le capitaine de notre Dhow © S.D.

Le capitaine de notre Dhow © S.D.

Les sultans qui ont tiré leur fortune du pétrole doivent eux-même croire en un avenir plus durable doté d’énergies renouvelables, sinon pourquoi auraient-ils opté chacun sur un atout autre que leur combustible fossile dont les barils régissent le monde depuis près de deux siècles? Ainsi le Qatar a choisi d'être le plus attractif au monde pour accueillir congrès et hommes d’affaires. Le Koweit s'est spécialisé dans le tourisme médical. Abu Dabi et Dubaï ont fait table rase du passé et se sont transformés en paradis du shopping « Bling Bling » au prix d'une modernité inouïe. Au centre de l’antique route de l’encens, parsemé de plus de 500 forts, le Sultanat d'Oman a, lui, choisi de préserver son identité, ses traditions et son riche patrimoine. Grâce à sa longue histoire et quatre sites inscrits au patrimoine mondial de l’humanité, il lui est permis d’épater les plus blasés. Alors n’est-il pas normal de profiter des meilleurs prix et de voler avec Qatar Airways sur Dubai (mini stop à Doha), se laisser éblouir un instant par ses lumières de l’hyper-modernité pour se diriger doucement vers cet autre monde si proche… 

Khasab, la première grande ville de Musandam est à l’ouest de ce bout de péninsule qui forme la partie sud du détroit d’Ormuz et appartient au Sultanat d’Oman. Il faut un peu moins de trois heures de voiture pour l’atteindre et la route est diablement fascinante. On traverse un peu de ces Emirats Arabes Unis (EAU) qui séparent Musandam du reste d’Oman, laisse tamponner son passeport de jolis visas en prenant parfois le thé avec les douaniers. Le jour déclinant, alternent petites villes, localités aux bâtiments solennels et de centres commerciaux franchement kitsch. Puis, il y a ces couples (l'homme en robe blanche, la femme en noir) chastement assis autour d'un feu de bois à côté de leur rutilant 4x4, entourés par les petites dunes de sables qui bordent par moment la route au sortir des villes… 

Entrant à Musandam, le décor devient plus… âpre. La route récente et bien entretenue est prise en étau entre la mer et d'improbables montagnes calcaires aux formes et aux couleurs sorties d'un studio de Bollywood. Les rares mimosas ont disparu, ne reste de petits Acacias rabougris. Au détour d’une anse, se dresse le resort Atana Musandam Hotel. Confort, luxe et pas feutrés pour jouir de l’espace, des milliers d’oiseaux qui pépient alentours et de cette lumière cristalline qui se réfléchit sur les ophiolites, roches sombres multicolores aux courbes polies. A l’aube, on peut observer le va-et-vient incessant de barques aux moteurs puissants venues de l’Iran tout proche qui, souffrant de l’embargo, fait ici avec Oman un trafic (légal de ce côté) où s’échangent chèvres et tapis contre cigarettes et équipements électroniques… 

Luxe et volupté des dhow trditionnels © S.D

Luxe et volupté des dhow trditionnels © S.D

Croisière en Dhow

A Khasab, ancienne palmeraie, deux ou trois minarets émergent d’un amas de petites maisons couleur sable. On remarque surtout le nouveau boulevard bordés de terrains vagues et… l’immense Supermarket Lulu. A côté, on visite le fortin rénové fondé par les Portugais en 1624. Tout l’héritage historique et culturel de la tribu des Shihu vivant sur la péninsule a été résumé et conservé dans l’enceinte du fort. On y voit trois différents bateaux traditionnels originaires de Kumzar, tout au nord de Musandam, des ‘Aresh’, petites maisons d’été sur pilotis en pierres et en bois lorsque les pêcheurs quittaient la côte pour cueillir miel et dates en montagne… On y apprend les bases de la médecine traditionnelle, la géologie, la vie sauvage.. et visite quelques pièces où vécut le Wali, le gouverneur de la ville. 

Le premier contact avec le sourire et l’authentique générosité des Omanais, je le reçois au port d’où nous embarquons sur l’un de ces fameux dhow (ou boutres), bateaux traditionnels en teck, larges et légèrement évasés, couvert de tapis persans et de coussins invitant à s’allonger… Le capitaine dans son keffieh à damier rouge et blanc est tout sourire. Son jeune assistant largue à peine les amarres qu’il commerce à servir le ‘khawa’, un breuvage couleur miel aromatisé à la cardamome hésitant entre thé et café. Le bateau longe la côte aux falaises déchiquetées et s’enfonce dans les Khawrs (fjords). On appelle la région la «Norvège arabe» tant la dentelle de roches parsème la péninsule constellée d’îlots et de lagons. Mais là s’arrête la comparaison avec la Scandinavie. Ici, pas de vallées vertes. Juste les reliquats de cette croûte océanique des montagnes Hajar qui forment du nord est au sud ouest la colonne vertébrale de la péninsule arabique. Et dans les fjords de Musandam, elle plonge de façon vertigineuse du sommet de Jamal Harim, la montagne des femmes (2.087m), vers les eaux de jade semées de pépites rocheuses. L’aridité hypnotise. A toutes les heures, les reliefs et les couches s’éclairent des teintes de feu et d’encre. Parfois la silhouette d’un arbuste volontaire se détache. Son ombre frêle vous serre le cœur et quand on croit que toute vie a déserté cet univers exclusivement minéral, une famille de dauphins vient soudain enlacer le boutre en poussant des petits cris de joie. De loin, on aperçoit quelques villages isolés au fond des anses. Sur une falaise, un oiseau de proie fixe l’horizon. On s’arrête dans ces eaux du détroit balayées par les courants et sédiments. Des récifs coralliens explosent de couleurs autour des îles. On se jette à l’eau comme des enfants, poursuivant avec tuba-masque et palmes des milliers de petits poissons bariolés. Un « Meze » de princes est ensuite servi sur le pont et on repart explorer plus loin. Ce gros rocher-là, c’est l’île Télégraphe (Jazirat al Maqlab). Les amas de ruines sont ceux d’une station de télégraphie installée par les Anglais fin du 19e siècle d’où est parti le premier câble sous-marin acheminant des messages entre Karachi et Londres…

Safari dans les montagnes de pierre © S.D.

Safari dans les montagnes de pierre © S.D.

Off-road safari

Autre plaisir de Musandam, c’est le safari sur les pistes de montagnes. Rouler en 4x4 du côté de Khawr Najid, l’unique village de pêcheurs dôté d’une plage accessible en voiture. Pour y arriver, on traverse des paysages totalementspectaculaires. Arrêt aux miradors avec vue plongeante sur la baie. On zigzague parmi les biens nommées « montagnes de pierre », soulevant une poussière qui révèle des décors flamboyants or et anthracite. Des maisons isolées et des citernes en plastique ponctuent la piste de façon insolite. On croise également des camions citerne de diverses couleurs selon leur fonction. Dans ce sultanat où l’eau est plus rare et plus chère que le pétrole ou que tout autre denrée, le grand sultan Qabus ibn Said qui dirige le pays depuis 1970 de façon sage et éclairée subventionne les nomades pour qu’ils puissent se sédentariser. On frissonne un peu en croisant parfois les étroites entrées de grottes toujours utilisées comme habitat d’hiver… Et plus on s’enfonce sur le plateau environnant de Sayh au pied du Jebel Harim, mieux on comprend que le double métier de ces pêcheurs-agriculteurs. Les «dry wadis» (plateaux fertiles) composent au cœur de ces rocailles des îlots verts avec leurs champs d’amandiers, de mangues et de dates, plus superbes encore au printemps après les pluies hivernales. On trouve même une forêt de vieux acacias où broutent des chèvres, dans un parfum d’herbes et de fleurs sauvages. Ici, le moindre lopin de terre est utilisé pour la culture et la moindre goutte d’eau précieusement captée pour l’irrigation. Le désert n’est qu’illusion. Il recèle des milliers de vies si étonnement adaptées à leur milieu.

Villa de luxe Six Senses © S.D.

Villa de luxe Six Senses © S.D.

Volupté de plongeur

Tout au sud, la piste atteint les alentours de Dibba, l’autre grande ville de Musandam. Nous nous offrons le luxe suprême de passer quelques nuits au creux de Zighy Bay dans un spa-resort hors du commun. Six Senses est un lieu intime, secret et totalement à l’abri des regards, car protégé de hautes montagnes. Y parvenir est une aventure en soi. Les plus romantiques choisissent même d’y arriver en parapente… Dans ce resort, tout est calme, cosy et vaste. Chaque maison possède sa piscine privée et son jardin avec des nids de repos. Géré durablement, en harmonie avec la nature, il possède son jardin bio où certains soirs, tous les clients sont invités à prendre l’apéritif. Six Senses propose bien sûr plusieurs restaurants et une foule d’activités gratuites (classes de yoga, de cuisine bédouine, course d’aventure… ) ou payantes (croisière au crépuscule, escalade, excursion snorkeling, randonnées VTT…). Un soir, lors d’un plantureux buffet à la Summer House, je rencontre Jean-Claude, baroudeur retraité fou de plongée sous-marine. Sa femme Michèle le suit dans ses escapades les plus extravagantes et ils me racontent comment il ont choisi Oman après avoir découvert dans un magazine de plongée l’incroyable biodiversité marine de Musandam. Jean-Claude confirme, les fonds sont à la hauteur de ses attentes. Chaque jour, il s’offre de mémorables plongées tandis que sa femme se laisse pomponner au spa. Avant d’arriver sur ce bout de péninsule si stratégique pour le contrôle de l'import-export du pétrole, il ontvisité le sud d’Oman. Mascate, la capitale depuis le 18e siècle de l’actuelle lignée de sultans. Bivouaqué parmi les hautes dunes de sables d’un désert digne des Mille et une nuits et parcouru un peu des 3500 km de côtes ouvertes sur l’océan indien. Respiré les senteurs de ce pays de l’encens, autrefois au centre d’un immense empire colonial qui s’étendait du Baluchistan (+/- l’actuel Pakistan) à Zanzibar, faisant si bien le trait d’union entre l’Inde et l’Afrique… Ensemble, ils ont exploré les incroyables nécropoles Bat, Al-Khutm et Al-Ayn datant du IIIe millénaire av. J.-C., l’un des 4 trésors inscrit au patrimoine de l’Unesco. La culture est riche et la route des forts interminable… Il faudra revenir…

En Pratique

Y aller: Bruxelles-Dubai vol direct avec Qatar Airways (4 vols /semaine) àpd 360€

www.qatarairways.com

Formalités: Passeport + visa (disponible à l’arrivée: 10€) Si vous prévoyez de visiter aussi le sud, prenez le visa Multiple entrée à 30€. EAU exige aussi un visa.

Climat : tropical 35°C l’été / 25°C l’hiver

Se déplacer: 4x4 & SUV recommandés avec Khasabtours. +968 26730464. www.khasabtours.com

Loger : 

-Atana KhasabResort (4 étoiles) Nuitée àpd 106€. +968 267 30777.

www.atanahotels.com

-Six Senses Zighy Bay, Dibba, Musandam (5 étoiles) Nuitée àpd 545 €. +968 2673 5555.  

www.sixsenses.com

Info & TO locaux

http://wwwomantourisme.com

http://www.sultanat-d-oman.com

http://www.marktoursoman.com 

CANADA : de Montréal à Vancouver

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C’est l’une de nos plus jolies aventures. Nous l’avions imaginée de longs mois auparavant. Mais comme souvent, happés par le quotidien, les billets achetés et imprimés, nous avons laissé murir notre imaginaire jusqu’à la veille du départ… Nous avions en tout et pour tout loué une voiture chez Alamo. Une lourde Pontiac rouge. Nous avions aussi acheté le gros pavé « Canada » de Lonely Planet… Alors que la rentrée des classes avait sonné depuis deux bonnes semaines, nous nous sommes envolés au Canada, pour tripper* 26 jours absolument inoubliables…

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