Palawan, un trésor épargné des typhons

A mi-chemin entre Manille et Bornéo se trouve Palawan, notre "île de rêve". Pour une fois, pas de crapahutages tout azimut. Notre objectif N°1 est de "se reposer", de profiter des merveilleux paysages. Mais nous voilà bien seul au bout du monde, juste après le passage de Hagupit. Suspens...

Après vous avoir narré par le détail tous nos préparatifs, à présent et dans la mesure du possible, entre iPhone, GoPro4 Silver et nos Super Canon, voyons voir ce que la wifi nous permet de vous relater en temps réel... Notre principale ambition tient en quelques mots : plongée sous-marine (dans les épaves japonaises de la guerre de 40-45), lecture, repos et découvertes tranquilles de notre environnement... Ce 11 décembre, nous nous envolons donc... Arrivée prévue à Puerto Princesa, la capitale : le 12 décembre au soir vers 20h... Alors, on se dit très vite ?

 11/12- dans le Thalys vers AMS

Hum, pas de crapahutages avions- nous dit? Je sens tout de même que vous allez bien rire! Palawan ne compte que 460.000 habitants dont diverses minorités ethniques est 'peu peuplée' annonce le Petit Futé, en raison de son éloignement et surtout de sa flore, très dense, qui rend compliqué tout projet d'infrastructures (routières entre autres) . 'Le moindre trajet constitue une aventure' nous voilà prévenus et comme on ne dort jamais plus de 3 ou 4 nuits au même endroit, on a pas fini de vous amuser, je pense!

Hong Kong Airport

Hong Kong Airport

13/12- Aéroport domestique de Manille 

Un minuscule grain de sable a fait déraillé la belle mécanique que constitue le plan de vol aussi complexe que celui que j'avais échafaudé voilà des mois. À Hong Kong, que j'admire tant pour la redoutable efficacité de tous les travailleurs, nos bagages sont arrivés avec un bon 20/25 min de retard. Du coup, loupé Capitaine, les portes du bel Airbus d'Air Philippine ont fermé leurs portes sous notre nez. Nous reste à implorer de pouvoir embarquer sur le prochain vol surboocké. En haut sur la liste d'attente (cette fois nous aurons du bol), nous dévorons des yeux cet aéroport ultra-moderne, ultra-propre et ultra-beau (si si je suis d'une impartialité crasse). Rien que pour le plaisir d'admirer les petites préposées à l'entretien des WC en jolies tuniques chinoises, je fais de réguliers arrêts pipi. J'apprends par cœur les noms des boutiques du free tax shop, y a même 2 boutiques Shanghai Tang : homme & femme! (Un petit pull en laine, col Mao / bouton chinois et revers de manche en soie sont en solde a 370 € ! Top!)

Lorsque notre avion atterrit enfin à Manille : on réalise qu'il y a 4 terminaux bien distancés les uns des autres. L'air est lourd et pollué. Mes sens ne sont pas en émoi (comme à Hong Kong) par les mille odeurs de l'Asie. Jezz, avant de trouver une chambre et de dormir, il nous faut encore régler ce vol perdu car demain samedi 'y aura du monde et les prix exploseront. Airasia est au terminal 4! Un petit monsieur empressé à nous aider nous pousse déjà vers son taxi. Combien pour la petite course ? 750 pesos!! Il est mignon, allez on lui tourne le dos et juste devant nous se trouve le banc pour attendre le shuttle bus local qui fait la loop entre les terminaux : 20 pesos/pax ;-) 

Le bureau d'AirAsia vient de fermer mais le gardien de sécurité, charmant, nous emmène à un petit office proche qui vend 24h/24 les vols de toutes les compagnies et pourra voir les possibilités. Efficace. 30 min plus tard, nous avons deux nouveaux billets (385$US) pour un départ samedi 13 au soir: bref 1 jour complet perdu en trajet:

comme les locaux, nous gardons le sourire face à l'adversité!

Manille vue de l'aeroport

Manille vue de l'aeroport

Ce samedi matin: réveil à 11h passé! Avons dormi contre toute attente près de 12 h d'affilée!!! Enfer et damnation, l'heure du breakfast (sacré pour JJ) est finie mais à la réception, ils nous font exception et ouvrent juste pour nous le Resto chinois de la maison d'à côté ! Trop gentil! Dehors comme dans l'aéroport, on avoisine les 25/30 *c... Je me sens comme un poisson hors du bocal. On attend l'air des îles avec impatience ! 

Finally Bye bye Manille!

Finally Bye bye Manille!

13 décembre -21h

Nuit noire. L'aéroport est minuscule. Un seul tapis pour la réception des bagages! Au moins cette fois, tout va vite. A l'extérieur des préposés de divers tours opérateurs attendent bien disciplinés derrière une barrière, les voyageurs qui vont foncer vers leurs resorts de luxe, dont beaucoup directement à El Nido (soit encore 7/8h de route)! 

Nous nous glissons vers la droite. 'Where are the taxis?'... 'Here, no taxi M'am, only tricycle!' Marchant vers le boulevard, une dame avec ses enfants nous avertit: 'attention, pour une course vers le centre pas plus que 10 pesos/pers.' Bien sûr, on paiera le double, mais c'est de bonne guerre. Nous fonçons donc à bord de ce tuktuk local, à  l'affût des premières sensations. 

Arrivés à notre Dallas Inn Lodge, nous sommes immédiatement sous le charme. Ambiance hamac, jardin fleuri et petites chambres en bambou spartiates mais sympas. On se sent surtout bien accueilli par Rusty, plein de prévenance et bons plans à gogo. Le ventre creux, on fonce à  Bay Walk, un lieu qui à  l'approche des fêtes se transforme en immense 'Marché de Noël' où l'on boit des litres de bière (enfin pas nous, hum!) avec des brochettes de porc BBQ,  déambule en famille admirant le grand bazar où s'entremêlent artisanat, perles et jouets. Sur un podium, des animations, des danseurs de break-dance et autres choses difficiles à capter... Au centre de cet espace non loin de la mer, un immense sapin de Noël décoré d'ombrelles lumineuses continue à illuminer nos rêves cette nuit-là. 

14 et 15 décembre - Puerto Princesa 

Bien que résolus à se la jouer tranquille, nous avons à peine fini de déjeuner que Mr Rusty aux bons plans nous a arrangé une visite de la ville en tricycle avec un de ses amis. Du coup, on se retrouve pétaradant parmi le tourbillon de tuktuk pour se payer les indispensables classiques. Donc oui, à présent nous pouvons prétendre avoir vu la grande ville de Palawan: le jardin des papillons et surtout le village tribal des premiers hommes de l'île, la ferme des crocodiles avec surtout ses 'chat-ours' (adorables minis plantigrades indigènes), le très kitch jardin de Baker's Hill, le site du vieux fort japonais et la cathédrale... dans ce grand état asiatique très catholique, on est bien sûr très fier de son lieu saint... Pour ma part, je reste beaucoup plus impressionnée par les trois feux de signalisation qui émaillent les quelques artères du petit centre entoure déjà d'une plantureuse et prometteuse verdure.

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Puis on a eu assez, on a gentiment écourté les ambitions de notre guide pour rentrer nous reposer à notre guetshouse. Le second réveil a marqué le vrai début de ces 'vacances'. Après une petite matinée shopping et arrêt change money (pas d'ATM, ni banque, ni changeurs ailleurs : il faudra partout payer cash (sauf les grands resorts de luxe qui acceptent les cartes de crédit), départ pour 'Pristine Beach'.

Non loin du port, la belle plage est enlacée de mangroves et de quelques pirogues à balancier de pêcheurs... Sur la plage, des cahutes en bois, sortes de hautes tablées surmontées d'un abris en palmier nous semblent un bien agréables perchoirs pour lire et admirer la mer quand on ne s'y baigne pas. (200 pesos/table)... J'y baptise mon GoPro dans un eau un peu trouble, avec juste mon masque et mon tuba... Trop cool.

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Puerto Princesa, entourée de Honda Bay, ne peut être une destination en soi, juste les prémices d'un paradis tant attendu... Il est temps de nous rendre à notre première grande étape : Sabang!

A SUIVRE....