CANADA : de Montréal à Vancouver

La Traversée fantastique

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C’est l’une de nos plus jolies aventures. Nous l’avions imaginée de longs mois auparavant. Mais comme souvent, happés par le quotidien, les billets achetés et imprimés, nous avons laissé murir notre imaginaire jusqu’à la veille du départ… Nous avions en tout et pour tout loué une voiture chez Alamo. Une lourde Pontiac rouge. Nous avions aussi acheté le gros pavé « Canada » de Lonely Planet… Alors que la rentrée des classes avait sonné depuis deux bonnes semaines, nous nous sommes envolés au Canada, pour tripper* 26 jours absolument inoubliables…

*vivre une belle expérience


Partie 1 : Montréal, Just a Glimpse !I

Nous étions excités d’entrer dans la Belle Province. D’abord, il y a cette curiosité de la langue française, chantante, souvent hilarante dans ses expressions, puis cette fascinante mixité de cultures «franco-américaine»… Tant d’amis, partis y vivre ou rencontrés en chemin… Il y a aussi cette convivialité et cette jovialité qui nous rendait à la fois envieux et curieux. D’un bon pas, on a arpenté en trois jours à peine l’essentiel des quartiers dits «incontournables» avec l’œil de ceux qui font un repérage. On pensait encore qu’un jour, nous aussi, nous viendrions peut-être y vivre...

Texte & Photos : Camille JS / © Pepite Photography

Trois jours, c’est très peu et le temps était capricieux. Le premier soir, après avoir crapahuté sous la pluie en vrais touristes une bonne partie des rues Saint-Denis et Sainte-Catherine, entre le Carré Saint-Louis et le Quartier Latin… Succombé à quelques tentations shopping (notamment du sirop d’érables bio) et englouti un sympathique goûter «tartinades» chez Juliette & Chocolat, nous commencions à encaisser le jetlag. Un Nightlife Magazine traînait sur une table… et hop, nous fonçons fissa voir les White Stripes au mythique Concert Centre Bell où passent tous les plus grands événements sportifs et culturels du Québec. Alors que le public s’échauffait, on imaginait les grands matchs de hockeys… Enfin, le band entre en scène et une armada de décibels déchaînés envahit cet impressionnant amphithéâtre. JJ bat la mesure aux anges, impressionné par la prestation de Jack White tandis que sa blonde réussit l’exploit de s’endormir… Le lendemain, un dimanche, le soleil nous a guidé vers le fameux Biodôme, véritable symbole de Montréal (dans l’ancien village olympique) «qui regroupe sous un même toit 4000 animaux et 5000 plantes» dixit notre guide. Mais nous nous sommes contentés d’observer de l’extérieur cette superbe sphère en nid d’abeilles, d'immortaliser la grande tour d'observation avant d’aller visiter le Jardin Botanique (plus de 80 hectares) où une expo temporaire de lanternes dans le jardin chinois nous a doucement enchanté. 

Le lundi, un vrai grand ciel bleu nous fend le cœur, car nous devions démarrer notre Road Trip. Nous retardons de quelques heures le départ et nous lançons toute la matinée dans une course effrénée pour tenter de «tout voir». Nous avons foncé au coeur du vieux Montréal, rue Notre-Dame, tourné autour de la Basilique, de l’hôtel de ville, vu la place Jacques Quartier, parcouru le marché Bon Secours et à l’intérieur sa galerie marchande... On s'assied le temps d'un cappuccino, juste pour reposer les jambes. Puis on est reparti sur des chapeaux de roues. On a fait un saut à Chinatown, arpenté encore la rue St-Denis avant de savourer un bol de nouilles chez Zyng (une nouillerie), dévalisé un dépanneur de victuailles pour la route, le tout sans oublier d'immortaliser les coquettes maisons victoriennes et leurs cafés-terrasses.

Saint Ciboire! 15h30 , cette fois, on chauffe le char... Embout’ sur les périf’ des immenses  faubourgs de Montréal. Sans monter dans les rideaux, on roule en regardant les lumières... On réalisait soudain que oui, c’est bien la deuxième plus grande ville du Canada et nous en avions vu si peu…Mais nous étions déjà tombés en amour...

Pour notre première étape, on se contente d'un schuss de 317 km en direction de Kingston, respectant scrupuleusement les limitations de vitesse. Ce qui nous donnait une affreuse impression de lambiner. Les paysages sont plats. Champs de blé et forêts, rien de très spectaculaires si ce n’est les premiers drôles de silos à grains dressés comme le vaisseau du Cosmoschtroumpf. Soleil et nuages jouent à cache-cache. Nous arrivons peu avant le coucher de soleil à Kingston où, attirés par l’insolite, nous logerons à bord du Alexander Henry, un ancien brise-glace de 64m qui appartient au Musée Maritime des Grands Lacs. Depuis sa mise à la retraite en 1984, il servait aussi de guesthouse, mais aux dernières nouvelles, on n’y fait plus que de simples visites. Vérifiez peut-être réouvriront-ils le service B&B en version plus confortable… 

Infos:

Tourisme Montréal

Guide Touristique

RestoMontreal

Je pars au Canada (Montréal)


Partie 2 : MAJESTIC ONTARIO

Des chutes du Niagara à la pointe de la péninsule de Bruce se déroule le premier grand chemin de randonnée du Canada. L’itinéraire idéal pour tracer, façon Road movie, quelques-uns des plus spectaculaires paysages de l’Est canadien.

L’Ontario, dérivé d’un mot iroquois, signifie « eaux miroitantes ». Immense, cette province canadienne couvre plus d’un million de km2. Sous nos yeux, se déploie un émouvant enchevêtrement de forêts, de tourbières et de lacs. L’eau a façonné l’essentiel de la physionomie du bouclier canadien, des roches vieilles de deux milliards d’années. C’est en Ontario que s’étendent tels de tranquilles océans, les célèbres Grands Lacs : Huron, Erié et Ontario. Et sur la langue de terre fertile qui les enlacent se concentrent la présence humaine et le moteur de l’économie canadienne. On y trouve Ottawa, la capitale du Canada et Toronto la plus grande ville du pays avec 2,4 millions d’habitants sur les 11 que compte la province (la plus peuplée du pays). Nous y séjournons un moment pour goûter à son étonnante fluidité. Cité multiculturelle, dynamique et conviviale, Toronto est propre et sûre, dotée d’une architecture éclectique mêlant gratte-ciel futuristes —dont évidemment l’imposante CN Tower— et d’anciens fleurons du faste britannique. Le centre bien ramassé se parcourt à pied et le nez en l’air… jusqu’aux abords du lac Ontario où dansent des voiliers à la surface des eaux bleues. 

Niagara rugissant

À deux heures de route de Toronto, Niagara attire les foules depuis plus d’un siècle. Pas la petite ville elle-même, elle est trop clinquante avec ses hôtels de luxe et ses attractions tapageuses reliquat des années 1870 où bouges sordides et baraques foraines exploitaient sans vergogne les visiteurs. Ce sont les chutes bien sûr qu'il faut admirer. Déchaînement inouï des forces de la nature, le fleuve Niagara peu avant de rejoindre le lac Ontario, se précipite dans un gouffre qui enjambe la frontière américano-canadienne. À plus de 20km à la ronde, on entend son grondement sourd. Rien n’égale la splendeur du spectacle étourdissant de ces deux chutes, celle côté américain (300 m de long) et l’autre en forme de fer à cheval côté canadien (780 m de long). C’est d’ailleurs bien de ce côté qu’il faut être pour embrasser les deux d’un même regard. On resterait des jours et des nuits à contempler les reflets cristallins de ce jade liquide, envoûté par l’éclatant rideau souple, les tourbillons de mousse et les arcs-en-ciel. L’énergie phénoménale de Niagara Falls hypnotise… La plupart embarquent sur l’un des Maid of the Mist, bateaux à passagers qui viennent jusqu’au pied de la chute canadienne. Les autres prennent l’ascenseur pour A journey behind the Falls le temps d’une sacrée douche, d’un cliché aléatoire et de gros frissons derrière la chute. Nous avons fait la totale, totalement sous le charme...

Rassasié de sensations, nous regagnons le calme. Par hasard, nous ferons halte non loin, à l’embouchure du Niagara, dans la petite bourgade de Niagara-on-the-Lake aux demeures géorgiennes entourées de vignobles.

Le sentier Bruce

Tout dans ce pays, dans cette région, invite à réaliser son propre Road movie. Une voiture de location, un peu de temps devant soi et nous reprenions la route avec l'impression de figer le temps… Des chutes, on a longé le Bruce Trail, sentier de randonnée suivant la Faille de Niagara (Niagara Escarpment) sur 800 km. Aménagé dès 1967, c’est le plus long du Canada et la nature qui le borde appartient aux réserves mondiales de biosphères protégées par l’Unesco au même titre que les Everglades, le Serengeti ou les Iles Galápagos. Tout au long de la faille —qui atteint plusieurs centaines de mètres par endroit— vivent une flore et une faune unique et fragile dominée par de somptueux cèdres blancs (aussi appelé Thuya occidental) vieux parfois de 700 ans et 37 sortes d’orchidées sauvages.

On traverse les Blue Mountains vers la Baie géorgienne, la contournant par l’Ouest pour atteindre Tobermory, à la pointe Nord de la Péninsule de Bruce. En chemin, on passe d’anciennes fermes tout en bois accolées à d’énormes silos à grains tels que l’avaient rêvés les pionniers. Puis à mesure que l’on grignote les kilomètres de la péninsule, la forêt gagne du terrain. Des petites maisons colorées dorment face à la vaste baie saphir. Chacune a son ponton en bois et dans le silence, elles parlent de la douceur de vivre ici. La partie nord de la péninsule (150 km2 de forêts et de marais) est constituée en Parc National et juillet-août, les campings ne désemplissent pas. Passé Dyer’s Bay, la côte Est alterne falaises spectaculaires et criques charmantes. Du Lac Cyprus à Anse Little en passant par la Grotte, les possibilités de randonnée semblent infinies et comme dans la majorité des autres parcs canadiens, la perspective de cohabiter avec les ours noirs, les ratons laveurs et quelques serpents peu sympathiques comme les massasaugas inspire la plus grande attention. Nous campons ici et là, égrainant des heures paisibles avec des gestes lents et emplis de déférence encouragés par une législation assez stricte. 

Paix indienne

La Bruce Trail se finit à la petite ville portuaire de Tobermory. De là, certains prennent le bateau pour faire un tour au parc marin national de Five Fathom, visiter l’île Flowerpot où se dressent non loin du phare d’étranges colonnes calcaires surmontées de plantes (d’où le surnom « pots de fleurs »). L’endroit est aussi très prisé par les amateurs de plongée sous-marine. De Tobermory, nous avons pris directement le ferry (1h45/2h) pour nous rendre sur l’île Manitoulin. Cette île de 140 km de long et de 40 km de large est la plus vaste île d’eau douce au monde. Bien que reliée par un pont à la rive nord de la Baie géorgienne, elle est restée à l’écart de la marche du temps. Sauvage, parsemée d’une centaine de lacs, Manitoulin abrite 6400 habitants, tous des ruraux. Près de la moitié d’entre eux appartiennent aux Nations Odawa, Ojibway et Pottawatomi. Ils vivent retranchés à l’Est dans la réserve indienne 'non cédée' de Wikwemikong qui couvre à peine un cinquième de l’île. En dehors du grand Pow Wow (festival culturel) qui se tient chaque année début août accueillant natifs et non-natifs, la réserve indienne n’est pas franchement spectaculaire. Mieux vaut sillonner les sentiers de l’homme blanc, celui-là même qui 300 ans plus tôt aimait tant la fourrure qu’il finit par chasser de leurs terres les « premières nations »...

Cimetière... indien ? sur l'île de Manitoulin © JJ Serol

Cimetière... indien ? sur l'île de Manitoulin © JJ Serol

Canada Est Pratique

Renseignements

Il n’y a pas d’office de tourisme en Belgique. A Paris : 33 1 44.43.25.07 (24h/24h) Divers sites Internet gouvernementaux se révèlent complets avec de nombreux liens utiles :

fr-keepexploring.canada.travel

www.office-tourisme-canada.com

The Bruce Trail Association : www.brucetrail.org 

Tous les parcs nationaux du Canada : www.pc.gc.ca

Sur Manitoulin Island : www.manitoulintime.com 


Partie 3 : Des grands lacs aux grandes plaines

Silo à grains à "Qu'Appelle", Saskatchewan © JJ Serol

Silo à grains à "Qu'Appelle", Saskatchewan © JJ Serol

De l’Ontario à l’Alberta, nous attend un parcours hypnotique pétri d’infinies étendues. Un ruban de macadam se déroulant au ralenti entre forêts, lacs et champs de céréales. Des jours et des nuits aux frontières du réel, sans autre présence qu’une nature si puissamment surprenante.

Dimanche matin. Des nuages et de la brume ont brutalement brouillé notre ciel d’un bleu si intense. Partis à l’aube du nord de l’île Manitoulin reliée au continent par un pont, nous roulons sur la route 6, pour bifurquer ensuite vers l’ouest sur la 17. De Little Current à Blind River, nous avions déjà parcouru 149 km. 10h30. L’heure idéale pour improviser un petit déjeuner à l’écart de la route, sur le bord d’un des milliers de petits lacs qui nous entourent. Depuis les chutes du Niagara, l’eau domine tous les paysages. Nous avons contourné la Baie Géorgienne, longé dans toute sa hauteur l’immense Lac Huron et sur l’Atlas routier du Canada qui nous sert de guide, j’ai l’impression que les Grands lacs de l’Ontario n’en finissent pas. Une semaine déjà s’est égrainée depuis Montréal et nous n’avons avalé que 1.600 km. Libres comme l’air, nous n’avons de réservation nulle part, aucune autre obligation que d’être à Vancouver dans 15 jours. Mais combien de temps faut-il pour couvrir un tel trajet? 

Dans un coin tranquille loin des hommes, nous allumons un petit feu de bois. Comme des enfants, on joue dinette avec notre mini-équipement de camping. On chauffe de l’eau pour se préparer un Nescafé et mangeons des muffins, un bout de cheddar et une pomme. Tout nous paraît si délicieux. Nous devons ensuite atteindre Sault Ste Marie et longer le nord du lac Supérieur, plus grand encore que son frère Huron. A tour de rôle, JJ et moi avalons les kilomètres entourés d’interminables forêts de sapins et d’érables rougissant déjà en cette fin d’été. Chaque pause est baignée des seuls bruissements de l’eau et de la nature. Des panneaux routiers indiquent la présence d’élans, invitent à la prudence et nous rêvons d’en croiser. Deux fois, nous faisons halte pour nous dérouiller les jambes. Une petite rando à Sand River Falls (bien balisées, les petites chutes font partie du Lake Superior provincial Park), puis plus loin à Catherine Cove pour admirer une dernière fois l’étendue magique du miroir du Lac Supérieur. A cet endroit, des rochers lisses forment des bassins où des locaux viennent en famille se baigner. Mais il est tard, il nous faut atteindre Thunder Bay pour manger, se ravitailler en ‘gas’ et victuailles. 

Hoiti restaurant, Thunder Bay © JJ Serol

Hoiti restaurant, Thunder Bay © JJ Serol

Thunder Bay, c’est la grande ville (109.000 habitants) du nord de l’Ontario. Au XIXe, celle qu’on nommait «Lakehead» était un haut-lieu de la traite des fourrures. Aujourd’hui, c’est une ville de bucherons et d’ouvriers de construction. L’hiver, la grande attraction est la pêche sur lac. Il y a aussi le parc provincial de Kakabeka Falls avec ses petites chutes appelées «les Niagara du nord». Nous arrivons avant le coucher du soleil et la ville semble déjà ensommeillée. Le compteur affiche 2.600 km… On a bien roulé. Nous avons faim. Ignorons le Fort William, seule véritable attraction touristique de la ville. Il y a plein de restaurants attrayants mais nous sommes curieux de trouver celui que recommande notre Lonely Planet : le Hoiti restaurant (314 Bay Street), bon marché et véritable institution surtout connue pour ses breakfast. Nous y dinons d’un plat simple de saumon fumé. Ambiance cantine, vieille bâtisse 1910… Pas mal.

Grosse erreur

Nous aurions du loger à Thunder Bay… Mais la belle lumière du jour finissant et les kilomètres qui nous attendent toujours avant d’atteindre la frontière du Manitoba nous incitent à poursuivre. On espère trouver un motel sur la route… La grande ville s’éloigne donc et nous avançons vers la nuit. Bien avant d’arriver sur Winnipeg, la Trans-Canadian Highway survole un paysage percé de milliers de petits lacs plus ou moins interconnectés. La baie d’Hudson est loin au nord et pourtant, en hiver surtout, j’imagine l’ours polaire jouer à saute-mouton sur ces bouts de terre morcelés. Nous ne profitons pas de ce paysage. Les faisceaux rasant le sol des feux de notre Pontiac déchirent la nuit et nous hypnotisent. La lourde berline est confortable mais boit beaucoup. Toujours pas de motel. En fait, pas de village, pas de vie, rien… Juste la route, un noir absolu et nous. Le temps suspendu. Un léger stress nous envahit s’ajoutant à la fatigue. Soudain, un étrange éclair sur ma droite. Mon coeur bat la chamade. Ma première pensée opte pour des lumières extra-terrestres! Je vois des lueurs vertes, des décharges blanchâtres effilochent dans le ciel. C’est grandiose, presque terrifiant… Les secondes qui me raccrochent au réel filent comme une météorite…

Tilt, mon esprit se reconnecte et je crie «Stop, regarde, c’est une aurore boréale». Wouah, incroyable, quel privilège! JJ ralentit mais n’ose pas s’arrêter déjà préoccupé par la jauge d’essence qui descend dangereusement. Nous regardons ce ciel électrisé de formes mouvantes. Nous imaginons sans peine que les Indiens y voyaient la manifestation des esprits des animaux qu’ils chassaient. Puis nous continuons dans le gouffre noir qui s’étend devant nous. Trois heures s’écoulent encore dans l’épaisseur de la nuit à ne plus écouter que le ronron du moteur, désespérément seuls sur cette route.

Changement de décor

Hoodoos © JJ Serol

Hoodoos © JJ Serol

Vers 4h du mat’, on aperçoit une bâtisse en bois et à côté une pompe à essence. On coupe les gas, la jauge est dans le rouge… Nous abaissons les dossiers de nos sièges, sortons les sacs de couchage et nous endormons aussi sec en rêvant du café et petit-déjeuner que nous pourrions prendre dès l’ouverture. Au matin, le compteur affiche 3.108 km. Nous sommes à Clearwater Bay, le dernier patelin de l’Ontario avant le Manitoba. De belles forêts et des lacs constellent l’aube de ce nouveau jour. Vers 7h55, on s’arrête pour admirer les vapeurs qui s’élèvent en silence du lac Caribou. Les grandes prairies commencent peu après Winnipeg. Du vert borde la route, très vite les prairies se transforment en immenses champs de blé, tantôt dressé, tantôt déjà fauché. Les terres fertiles s’étendent comme un océan d’or dressé vers un ciel azur. Des cathédrales à grain, des silos surdimensionnés, ponctuent la route. Leur vision nous éblouit. Dans la plaine, le vent souffle fort, très fort… Les fermes sont toutes cloitrées derrière un écran de verdure, ou plutôt de broussailles rabougries. De Regina (Saskatchewan) à la frontière de l’Alberta, le paysage se courbe et ondule enfin de jolis monts dodus, on dirait de la steppe. Arrivés à Médecine Hat, nous savons qu’il nous bifurquer un moment pour aller admirer un site incroyable où, depuis plus de cent an, une foule de fossiles et d’ossements de dinosaure ont été mis à jour. Sur la «highway 10», passé Drumheller, 16 km à l’est, le sentier est indiqué à Willow Creek. Après commence ce paysage lunaire fabuleux et surréaliste où l’on peut déambuler librement. Les formations rocheuses sont appelées «Hoodoos» ! D’étranges champignons de roches calcaires se dressent à plus de 6 à 7 mètres de haut. Le site est fragile et protégé, mais les visiteurs sont respectueux. Sa beauté est pétrifiante et toute la région riche en paysages spectaculaires. Pourtant, non loin, les rocheuses nous appellent…

A SUIVRE...

Tout au bout de Hoodoos Trail, une impression de fin du monde © JJ Serol

Tout au bout de Hoodoos Trail, une impression de fin du monde © JJ Serol

Info, hébergements et plus:

northernontario.travel/fr/thunder-bay

www.canada-maps.org/manitoba

travelalberta.com

www.albertaparks.ca

www.traveldrumheller.com

Saison idéale. De la mi-juin à la mi-septembre. Le printemps et l’automne (été indien) sont superbes aussi et beaucoup moins courus, mais certains parcs ou infrastructures peuvent parfois être fermés.

- Décalage horaire. En Alberta, on a zappé 2 fuseaux : GMT -7 ! 


Partie 4: Les Peuples des Rocheuses

Chèvres sauvages © JJ Serol

Chèvres sauvages © JJ Serol

Le spectacle des Canadian Rockies est d’une infinie majesté, surtout lorsque toute la faune s’affaire à l’approche de l’hiver.

Ce ne sont pas les plus hautes montagnes de la planète, mais ce sont sans doute les plus spectaculaires. Depuis plus d’un siècle, la beauté farouche des Rocheuses canadiennes attirent les plus fervents amateurs de sommets enneigés. De partout, ils viennent admirer celles que les Amérindiens appellent « les montagnes qui brillent »

Elles appartiennent à une chaîne qui s’étirent sur 15.000 Km de l’Alaska à la Terre de feu. Le plus haut sommet canadien, le Mont Logan (6050m), se dresse au nord dans l’Etat du Yukon. Les Rocheuses proprement dites s’étendent un peu plus bas, à cheval sur la Colombie Britannique et l’Alberta, entre le grand fossé Rocky Mountain Trench à l’ouest et les infinies prairies blondes à l’est...

Vers 1880 alors que les grandes lignes de chemin de fer s’approchent, des sources d’eau chaudes sont mises à jour. Dès lors, les autorités gouvernementales et les entreprises commerciales joignent leur effort pour séduire les visiteurs tout en protégeant l’environnement. Au tournant du 20e siècle sont construits de luxueux châteaux-hôtels —toujours visibles à Banff et sur les rives du Lac Louise— pour canaliser le flot de nantis accourant d’Europe et d’Amérique. Toute la zone, de Banff (1885) et de Yoho (1886) d’abord, de Jasper (1907) et de Kootenay (1920) ensuite, est peu à peu constituée en parcs forestiers puis en parcs nationaux. La plus ancienne initiative « d’écotourisme » de la planète est une vraie success story car aujourd’hui, l’aire protégée —l’une des plus vastes au monde— qui s’étend aux parcs provinciaux Hamber, Mont Robson et Mont Assiniboine est en outre inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. 

Splendeur naturelle

Athabasca Falls © JJ Serol

Athabasca Falls © JJ Serol

Que l’on vienne de Calgary ou de Vancouver, on peut toujours traverser les rocheuses en train avec le mythique Canadian Pacific. Mais pour nous, rouler en voiture et à son rythme le long de la Promenade des Glaciers (Icefields Parkway) a été l'un plus palpitante route de notre vie.  Pour profiter pleinement de la superbe des Rocheuses, il est également essentiel de marcher. De connecter ses cinq sens à la nature, d’humer la terre, de percevoir le bruissement du vent dans les branches et d’embrasser du regard la force des alliances « montagnes, lacs et cascades ». Pas besoin de marcher jusqu’à l’épuisement, une infinité de sentiers de diverses longueurs et difficultés longe le grand axe routier. Le paysage est mouvant, sculpté par des saisons très contrastées. En hiver, on enregistre jusqu’à 10 m de neige. L’été, le soleil est généreux et les couleurs étincellent. L’essentiel des 9 millions de visiteurs annuels sillonnent alors les parcs, logeant principalement dans les campings aménagés. Partout des règles strictes de protection de l’environnement et de sécurité sont de mises tant pour les visiteurs que pour le monde sauvage qui habite encore nombreux dans les Rocheuses. Loups, coyotes et couguars règnent la nuit. Mais le jour, un randonneur attentif et silencieux aperçoit aisément l’espiègle casse-noix d’Amérique, un bel oiseau gris et noir, le pica et la marmotte dans les rocailles, les lagopèdes des saules occupés à lisser leurs plumes brunes et blanches sous un arbre. Dans un repli de pré herbeux, on aussi peut surprendre un porc-épic, tout capon sur ses pattes arrière à guetter les alentours avant de se remettre à creuser le sol avec ses puissances griffes.

Hôtes de marque

Grand Wapiti © S.Dauwe

Grand Wapiti © S.Dauwe

Superbes dans leur robe blanche, les chèvres de montagne se camouflent parmi les neiges éternelles. L’ours noir et le terrible grizzly descendent régulièrement au creux des vallées, les papilles affolées par les garde-manger mal dissimulés de randonneurs distraits. Une bévue qui peut être fatale pour l’homme comme pour l’ours qui perd ensuite tout désir de s‘alimenter autrement et finit abattu. Printemps et automne sont très courts. Les visiteurs s’évanouissent aux premières nuits froides, vers la mi-octobre et les animaux, petits et grands, s’affairent pour se nourrir. Les écureuils à mante dorée bossent d’arrache-noisette. Les cerfs mulets, les mouflons, les majestueux wapitis et même, les nonchalants orignals (élans du Canada) sont ainsi venus brouter les dernières herbes tendres aux bords des routes quasi indifférents à notre présence… Nous mesurons notre privilège, le cœur battant et redoublant de prudence… par respect pour eux, les peuples des Rocheuses.

Mouflon canadien © S.Dauwe

Mouflon canadien © S.Dauwe

Les Rocheuses Pratique

www.keepexploring.ca

- Décalage horaire :  GMT-7 (-8h en hiver/-7h en été)

- Formalités. Passeport val. 6 mois après le retour.

- Monnaie : le dollar canadien : 1 CN$ = 0,759 € / 1 €  = 1,317 CN$

- Décalage horaire. Majeure parie de l’Ontario : GMT -5 

- Location voitures : Comptez 500 CAD (360 €) /sem pour une « économique » chez ALAMO (www.alamo.com) et un supplément de 2 à 300 € (drop off charge) si vous la ramener dans une ville différente. Conseil : réservez la moins chère (économique 4p), vous avez toutes les chances de bénéficier d’un upgrade.

- Parcs Nationaux : droits d’entrée voiture = 25 CAD / gratuit pour piétons et cyclistes

Loger dans les Rocheuses

-Loger à Banff Village est très onéreux et peu agréable, sauf si vous optez pour la version « grand luxe » au château hôtel thermal The Fairmont Banff Springs Resort + 1 403 762 22 11 - www.fairmont.com/banffsprings 

-Si le temps le permet, l’idéal est de camper dans les parcs. Infos & réservations sur www.pc.gc.ca

- Sunwapta Falls Resort : Sorte de lodge-motel en bois, très agréable et bien situé au sud du Jasper N.P. à côté des chutes Sunwapta.  (+1 780 852-4852 -  www.sunwapta.com)

-Jasper’s Skyline Guest House est une confortable mini gîte au centre de Jasper village. (+1 780 852 5134)

Un lodge de légende à Bow lake depuis 1896 © S.Dauwe

Un lodge de légende à Bow lake depuis 1896 © S.Dauwe


Partie 5 (Fin): Vancouver Grandeur Nature !

Grandville Island, Vancouver © JJ Serol

Grandville Island, Vancouver © JJ Serol

Face à l’océan Pacifique avec pour sentinelles les Coast Mountains, Vancouver est plus qu’une cité, c’est une vraie et vaste destination, dans une contrée majestueuse.

Aux confins de la Colombie-Britannique, Vancouver et Victoria sont lovées au sud d’une formidable dentelle de terre qui compose, sur huit mille kilomètres, son littoral. Des forêts vierges humides, des prairies d’élevage puis des zones froides et arides que même les pluies n’atteignent pas composent les terres de cette immense province. Alors la vie se concentre sur les côtes et deux de ses quatre millions d’habitants à Vancouver. Une superbe métropole qui prend ses aises de part et d’autre du détroit de Géorgie. À l’est, on trouve la péninsule avec Vancouver Downtown lovée devant son port en eaux profondes et de loin en loin, des monts aux cimes souvent enneigées. À l’ouest, l’île de Vancouver avec, à l’abri de l’océan derrière un manteau montagneux, la petite et très britannique capitale provinciale Victoria.

Dominion Building, patrimoine de Vancouver © JJ Serol

Dominion Building, patrimoine de Vancouver © JJ Serol

Nées de la convoitise pour un environnement dont les richesses semblaient alors intarissables (forêts, fourrures, or et autres minerais), les deux colonies sont offertes à la reine d’Angleterre en 1849 en attendant de rejoindre, 22 ans plus tard, la Confédération canadienne. Cette histoire façonnée par les Amérindiens, explorateurs, trappeurs et autres chercheurs d’or, est encore palpable dans le quartier très branché de Gastown. Au coin de Carral et Water Streets, une statue en bronze de « Gassy » alias John Deighton debout sur un tonneau rend hommage au tenancier de saloon qui ouvre en 1867 ses portes aux ouvriers des scieries des alentours. Ravagé ensuite par un incendie, on ne voit rien du bourg d’origine. Mais ce quartier historique hérissé dès le tournant du XXe siècle de belles bâtisses victoriennes en pierres et en briques est resté l’un des plus pittoresques. Rénové dans les années 70, on lui a rendu son aspect d’antan avec ses vieux pavés, des lampes à gaz et une amusante horloge à vapeur qui siffle et disparaît sous ses volutes toutes les 15 minutes comme un vieux bateau à aubes. L’ambiance est folk et détendue... Le week-end, on écoute de la musique life en mangeant au bar Lamplighter Public House car le mythique restaurant Brothers avec ses serveurs déguisés en moines est définitivement fermé. Domage…

Plaisirs urbains

Canada Place © S.Dauwe

Canada Place © S.Dauwe

Au bout de Gastown, en bord de mer, Canada Place attire la foule. Construit pour l’exposition universelle de 1986, cette immense structure signée du designer Zeidler agit en véritable icône de la ville. Les flashs crépitent. Un peu partout, sur les terrasses de ce navire immobile habillé de cinq bâches crème, des touristes immortalisent la majesté du port envahi par les eaux du Burrard Inlet. On voit passer le Seabus, le catamaran qui relie Victoria en 12 minutes. Dans notre dos, sur Granville Square, le Skytrain (métro aérien automatisé) prend son envol avec peut-être à son bord, Stephen Amell (Arrow) ou Freddie Highmore (Norman Bates /Bates Motel) qui entame sa saison 5. C’est géant car Vancouver est le décor chouchou (le plus abordable du marché et voisin des USA) pour les tournages d’un nombre impressionnant de films et séries TV. Le site www.creativebc.com permet d’ailleurs de jeter un œil en permanence sur les productions en cours. Alors dans les rues, on guette nos héros préférés dans cette belle artère commerçante où siégeait dès 1910 la Hudson Bay Company. Elle grouille de vie, de boutiques, de bars et de théâtres dont certains reconvertis en salles de concert ou de cinéma comme le célèbre Vogue. La nuit tombée, nous entrons au hasard de sa programmation dans le Commodore Ballroom, une longue salle de bar concert Jazz et Rock aux murs patinés où défilent depuis 75 ans des artistes tels Dizzie Gillespie, Tina Turner, Ben Harper ou Tom Waits. Ce soir, pas de grandes stars mais un excellent Blues Band aux accents rocailleux… 

Les oreilles saoules, on retrouve Granville Street sous les étoiles. Il y a encore du monde, mais les noctambules ont déjà pris la direction de Yaletown. Ce quartier voisin à l’ambiance cosmopolite et feutrée en met plein la vue. Tout comme l’architecture autour du Pacifique Centre. Sur Hornby Street, on entre à la Vancouver Art Gallery. Parmi leur collection permanente, les vibrantes toiles d’Emily Carr dédiées aux First Nations du Nord-Ouest nous restent longtemps en mémoire. Puis on arpente des rues comme Georgia et Pender Streets le nez en l’air, admirant l’exubérant mariage des gratte-ciel d’hier et d’aujourd’hui, le contraste entre le futuriste One Wall Centre et le fier Marine Building dans sa parure Art Déco…

Sequoia, Stanley Park © S.Dauwe

Sequoia, Stanley Park © S.Dauwe

Le bout de la péninsule de Vancouver est couvert par les 400 hectares d’espaces verts et de forêts de Stanley Park. On y taquine les écureuils parmi les cèdres et les pins Douglas. Une route panoramique le long de l’eau nous mène aux impressionnants mâts totémiques des Premières Nations, puis au Vancouver Aquarium. On y applaudit notamment un spectacle de baleines blanches Beluga et de dauphins à ventre blanc du Pacifique. 

La fameuse baleine blanche "beluga" © S.Dauwe

La fameuse baleine blanche "beluga" © S.Dauwe

Les jours défilent et nous font prendre la mesure de la cité. On explore de nouveaux quartiers, apprécie son atmosphère multiculturelle. Son Chinatown est l’un des plus vastes du continent nord-américain. Il y a aussi Kitsilano, l’ancien village hippies avec ses restaurants végétariens, ses cafés Bio et ses magasins de fringue Vintage. Little India et son marché penjâbi, Davie Village dans le West End avec ses bannières arc-en-ciel, ses boutiques Gay et une pagaille de bars et restaurants ouverts 24h/24. L’une de nos plus belles découvertes restera le Musée d’Antropologie à la BC University et sa sublime collection d’art indigène.

© JJ Serol

© JJ Serol

Sur le chemin du retour, ce jour-là, nous avons arpenté le marché de Granville Island, mangé un Fish & Chips en regardant les mouettes s’affairer sur les eaux de False Creek. C’est un lieu magique truffé de boutiques amusantes et d’ateliers d’artistes installés dans d’anciennes usines réhabilitées. 

Victoria sous la brume

Le Parlement de Victoria © JJ Serol

Le Parlement de Victoria © JJ Serol

Ici le climat est imprévisible. De fait, exit le ciel d’azur. Un manteau brumeux enveloppe notre traversée du détroit en route Victoria. Mais rien ne parvient à ternir cette petite capitale haute en couleurs. La brume ajoute au contraire une touche de mystère et son caractère britannique serein et fier paraît transcendé. On en fait le tour à pied en quelques heures. Le Parlement, l’Empress Hotel, Market Square, le Christmas Village, le Musée maritime, on s’y promènerait sans fin à condition de respecter l’heure du Tea Time. Sur Government Street, on égraine alors les coffee shops, dévalise les pralines du superbe Roger’s Chocolate que l’on déguste en se baladant sur le front de mer jusqu’à Fisherman’s Wharf et son village flottant… Victoria restera aussi pour nous le repère des amateurs de musique. On y déniche quelques-uns des plus étonnants Record Shops spécialisé vinyls rares et autres 33T Collector. Coup de cœur notamment pour le Whitebird (768 Yates St) et pour The Turntable situé dans la captivante petite allée Fan Tan du petit mais très ancien Chinatown. C’est aussi de Victoria que l’on embarque sur l’un des bateaux pneumatiques de la Prince of Whales pour aller observer les baleines. Respectueuse de l’environnement, cette compagnie qui emploie pour guides de passionnants biologistes nous emmène selon la saison et les migrations des mammifères marins sur les plus probables lieux où rencontrer orques, baleines, dauphins et phoques. Une expérience émouvante et bien sûr inoubliable que complètent à merveille toutes excursions au nord et sur la côte ouest de Vancouver Island. Là-bas des paysages sauvages et préservés achèvent de séduire et invitent à poursuivre la découverte de cette vaste province.

 

Le sublime sourire des 'first nation' © JJ Serol

Le sublime sourire des 'first nation' © JJ Serol

VANCOUVER & ViCTORIA PRATIQUE

Renseignements

Il n’y a pas d’office de tourisme en Belgique. A Paris : 33 1 44.43.25.07 (24h/24h) Divers sites se révèlent complets avec de nombreux liens utiles :

www.tourismvancouver.com & www.hellobc.com 

http://fr-keepexploring.canada.travel/

Site ultra-complet d’infos sur tous les parcs nationaux du Canada : www.pc.gc.ca

- Formalités. Passeport val. 6 mois après le retour.

- Monnaie : le dollar canadien : 1 CN$ = 0,66 € / 1 €  = 1,50 CN$

- Vaccin(s). Aucun obligatoire. 

- Décalage horaire. Vancouver : GMT -8 (-9h en hiver -8 en été)

- Saison idéale. De la mi-juin à la mi-septembre. Le printemps et l’automne (été indien) peuvent être magnifiques, mais fort risques de pluies et brumes. Certains parcs ou infrastructures peuvent parfois être fermés.

- Y aller. Le prix des vols secs AR ( SN Brussels Airlines, British Airways, Martinair Holland…) sur Vancouver commencent autour des 1000€ taxes incluses. 

-Se déplacer

A Vancouver même, utilisez les transports en commun (Seabus, Skytrain & bus) mais pour toutes excursions en dehors mieux vaut louer une voiture via www.wheelsabroad.com, Budget ou Alamo … Comptez àpd 35 €/jour taxes et assurances incluses.

- Se loger. 

A Vancouver

- The Kingston Hotel B&B , petit hôtel sans prétention, propre, calme et très bien situé. Ch Double àpd 116 € pt déj inclus.  757 Richards Street, Vancouver, BC. Tel (604) 684 90 24 – www.kingstonhotelvancouver.com  

-West End Guesthouse, superbe & confortable maison d’hôtes stylée 1900-1930. Ch double pt déj inclus àpd 195 € (haute saison). 1362 Haro Street, Vancouver, BC. Tél : (604) 681 28 89 - www.westendguesthouse.com 

-Barclay House Bed and Breakfast, somptueux petit hôtel de charme dans maison 1904. Ch. Double pt déj inclus àpd 100 €. 1351 Barclay Street, Vancouver, BC. – Tel (604) 605 13 51 - www.barclayhouse.com 

A Victoria

-The Bedford Regency Hotel. Boutique hôtel stylé, confortable et excellemment situé. Ch double àpd 85 € (haute saison). 1140 Government Street, Victoria, BC Canada V8W 1Y2, Tél: (250) 384-6835 – www.bedfordregency.com 

-Abigail’s Hotel, superbe maison Tudor de 1903, 23 ch de luxe et de charme. Ch. Double àpd 149€. 906 McClure St, Victoria. Tél: (250) 388-5363. http://www.abigailshotel.com 

- Se restaurer

Vancouver ne manque pas de très bonnes tables aux styles les plus variés. 

Quelques adresses testées :

-Chambar Belgian Restaurant. Des saveurs de chez nous mêlées d’accents nord africain. Le Chef Nico Schuermans arbore fièrement 3 étoiles au Michelin !
568 Beatty Street,Crosstown,Vancouver, BC. Tél : (604) 879 7119

-CinCin Ristorante & Bar. Cuisine italienne, reçu nombreux prix.
1154 Robson Street, Vancouver, BC. Tél: (604) 688 73 38. 

-The Foundation. Beau et très tendance, ce restaurant végétarien est l’un des préférés des noctambules. 2301 Main Street à Yaletown Tél (604)708 08 81 

- Voyagiste spécialisé & excursions locales

Caribou Travel, tour opérateur belge spécialisé dans les voyages aux USA et Canada. Itinéraires à la carte en voiture ou motorhome. 35 rue du Framboisier, 1180 Bruxelles. Tél : 02/375 35 39. www.cariboutravel.be 

Balade en mer « Whale watching » avec Prince of Whales : à Victoria, Ticket Office à côté du Tourism Victoria Info Centre, le long du Port intérieur. Tour de 3h àpd 43 €. Info : (250) 383 48 84. – www.princeofwhales.com 

- A rapporter. Des pantoufles-mocassins de « first nation », artisanat, livres et reproductions de dessins indiens… 

The End !!!