Complètement Gaga de Malaga !

10 raisons imparables pour que vous le deveniez aussi...

Connaissez-vous un lieu en Europe dont, jeunes et beaucoup moins jeunes, puissent tomber unanimement amoureux ? Un havre qui combinerait soleil, dépaysement et qualité de vie? Un lieu animé, vivant, éclectique, pétri de culture, des paysages spectaculaires où l’on fait bonne chaire et jouit d’une vie pas chère ? Un havre où l’on peut facilement s'aménager un petit nid et y revenir aussi souvent qu’il nous chante, pour un week-end, une semaine ou un hiver entier?

Voilà près d’une décennie que nous cherchons cette terre élue… Puis un jour, nous sommes allés en Andalousie sur la sublime Route du Califat, entre Cordoue et Grenade. Pour minimiser les frais, nous avions volé sur Malaga et de là, loué une voiture. Comme des millions d’autres touristes, nous n’avions donc vu de cette ville que des faubourgs tristes encaissés entre des poteaux de haute-tensions et des monts crayeux. Jamais nous n’aurions pensé à Malaga si Carmen, notre amie andalouse, ne nous avait narré avec passion de sa ville, la sixième plus grande ville d’Espagne. Depuis, nous l’explorons sans relâche. Deux ans d’incessants va-et-vient… Alors, totalement séduits? Si, si, Amigos, ¡Adelante, es demasiado estupendo!

1. Digne capitale de la Costa del Sol

Côté climat, difficile de rêver mieux puisque le thermomètre descend rarement sous les 10°c même au plus froid de l’hiver. Son taux d’ensoleillement rivalise avec les topiques. L’été, il grimpe jusqu’aux 40°c. Juillet-Août peut même tourner à la fournaise… Mais nous avons toujours fui les foules des deux mois estivaux. Nous avons en revanche connu l’hiver au bord de la mer et « novembre-décembre » peuvent se montrer humides, froids et pluvieux. Durant ces quatre mois extrêmes, le soir dans les habitations, la présence d’air conditionné (Froid/Chaud) est franchement bienvenu. Mais l’hiver à Malaga est joyeux. Quasi tous les bars ont des terrasses chauffées, les fêtes se succèdent et le soleil ne se cache jamais longtemps… Les plus beaux cieux que nous ayons observé sont toujours apparus les jours chargés d’humidité. Quant aux ruelles ombragées du centre, conçues pour se protéger du soleil, elles offrent une fraîcheur qui parfois surprend. Gare aux incessants passages froids-chauds. On garde toujours un foulard à portée de main…

2. Transports faciles et piétonnier

Ville de 540.000 habitants, elle a tout d’une grande sans les inconvénients. Francisco de la Torre Prados, maire de Malaga depuis l’an 2000, aime de toute évidence sa ville et travaille sans relâche à parfaire son bijou. On apprécie en premier ce centre historique dont on fait le tour en trois enjambées. Tout y est piétonnier et chacun des principaux centres d’interêt peut être rallié en cinq à dix minutes, quelle que soit la direction. Dallées pour la plupart de belles pierres blanches, les rues et ruelles de la zone piétonne s’étendent d’Ouest en Est de la rivière Guadalmedina (littéralement la «rivière de la ville» dont les berges sont également en cours de réaménagement) à la place de la Merced. Au nord, un arc de cercle formé par Carreteria-Alamos rejoint au sud la grande voie à quatre bande qui traverse la ville de part en part, le Paseo del Parque. Sur sa partie occidentale, elle se nomme: Alameda Principal, c’est souvent là que tous les touristes font leurs premiers pas en ville. Là qu’arrive les bus et trains venus de l’aéroport. On y trouve tous les arrêts (« la parada ») alignés côte à côte sous la canopée d’immenses et très vieux ficus, derniers témoins de la vieille ville arabe reprises par les rois catholiques fin XVIIIe. Les bus sont nombreux, fréquents et démocratiques. Comme tous les établissements de la ville, ils sont conviviaux et équipés pour accueillir les personnes à mobilité réduite qui sont d’ailleurs traitées avec patience et égard partout à Malaga. Quant aux taxis, ils sont franchement bon marché. On les appelle sans hésiter.

Enfin, Malaga se prête aussi à merveille pour faire du vélo. Plusieurs boutiques en proposent à la location notamment autour de l’Office de Tourisme principal Plaza de la Marina, 9. Sinon la ville possède son propre système de vélos de location nommé Bici (mais nécessite une carte d’abonnement séparée).

Cheap Taxi - +34 685 975 575.

Bus de/vers l’aéroport: 3€. - Bus à Malaga : billet payé à bord: 1,30€ - Carte de bus 10 trajets : 8,30€ bref, y a pas photo, tout le monde possède sa carte de bus que l’on hachée et recharge à l’officine EMT, 47 Alameda Principal ou dans la plupart des bureaux de tabac (Estanqueria)

Les bus que l’on utilise souvent: 

-le 35 pour monter à Gibralfaro (attention garder les horaires surtout dimanche et jours fériés)

-Le 11 vers l’ouest pour se rendre à Corte Ingles

-Le 3, 11, 32, 33, 34, 35 vers l’est pour les Arènes, Les plages de La Malagueta et La Caleta

-Le 3, 11, 33 pour Bagnos del Carmen et Pedregalego

-Le 3 et le 11 pour El Palo.

-Le 2 pour le Jardin Botanique (terminus nord)

-Le 4 pour le marché aux puces du dimanche (10-15h) à Cortijo de Torres

3. Une marina et un port international

Pour les contemplatifs, il y a un plaisir sans fin à se laisser hypnotiser par le balai des yachts de luxe dans la marina, des grands navires de croisière et des ferries qui vont et viennent de tous les grands ports d’Europe et d’Afrique. Amateurs de bateaux, de belle architecture et de verdure: vous serez aux anges! Ce que l’on appelle ici Muelle Uno et la Palmeral de las Sorpresas inaugurées en 2011 sont en passe d’être l’attraction touristique numéro 1. Muelle Uno est le centre commercial, mélanges de belles boutiques de bars et de restaurants avec larges terrasses qui s’étend face à la marina des voiliers et yachts entre le Centre Pompidou et la Farola (le petit fard). A angle droit s’allonge le Passage de la Palmeraie de las Sorpresas. Une longue structure blanche ondulante et ombrageant délicieusement la longue promenade ponctuée de bancs, de centres de découvertes (musée maritime et aquarium), de bars et de jardins. Dans cet immense port en perpétuel réaménagement (de 9 quais, il passera à 11), l’activité est incessante et les voyeurs éphémères… Les week-ends, les goélands se donnent rendez-vous pour une baignade de groupe devant l’embarcadère. Dernière perle de ce port à nulle autre pareil; la Noria, une immense Grand’ Roue de 42 cabines, haute de 70 mètres et bien sûr, une vue panoramique… Accessible toute l’année (11-23h), elle a été dressée en septembre 2015 comme la touche finale d’un tableau haut en couleurs.

4. Musées, flamenco et Sevillanas

Rarement vous trouverez une ville comptant autant de musées au mètre carré. Le plus célèbre étant celui ouvert en 2003 de Picasso, dans l’ancien palais des comptes de Buenavista, non loin de la cathédrale. Né le 25 octobre 1881 à Malaga, Pablo Picasso a quitté sa ville natale dès l’âge de 10 ans. Pourtant, son nom est encore sur toutes les lèvres et sur la très conviviale place de la Merced, on s’assied face à son Musée, sur son banc pour un selfie à côté du maître immortalisé en bronze. Must 2: Le plus trendy des Musées et le plus récent est le Centre Pompidou, ouvert en 2015, avec sa magnifique structure cubique émergeant du sol, dressant ses verres multicolores à l’angle du port. C’est aussi le second plus important d’Andalousie. Pourtant si le temps vous venait à manquer et qu’il ne faudrait en retenir qu’un… Foncez alors sans hésiter au Musée Carmen Thyssen, ouvert en 2011, bien situé à deux pas de la Plaza de la Constitution, c’est le plus charmant et le plus vivant musée de cette ville qui en compte 28 ! On y apprécie l’architecture autant que les thématiques des expositions temporaires qui intéressent toujours autant les Espagnols que les étrangers amoureux de l’art contemporain. En plus, les salles ne sont ni trop grandes, ni très nombreuses et on prend plaisir d’y revenir régulièrement. Les Collections du Musée Russe et de l’Automobile, tous deux immenses et très prisés, caracolent aussi en tête des meilleurs musées. 

Mais on ne vous en voudra pas de ne pas tous les voir, car ici on vit avant tout dehors. Si pour vous, l’Andalousie rime avec Flamenco, il est possible d’assister à quelques spectacles authentiques. Il y a le Vino Mio à côté du théâtre Cervantes (derrière la Merced) qui organise des dîner-spectacle. Mais pour être franc, mieux se réserver un soir à La Peña flamenca Juan Breva. C’est d’abord un musée du flamenco très intéressant qui propose aussi des spectacles avec des « cantaores » et des « bailaores » (chanteurs et danseurs de cet art andalou) tous les premiers samedis du mois. Soirées au cours desquelles on déguste bien entendu des plats typiques andalous. Plusieurs vendredis par mois, un spectacle accueille des artistes franchement renommé.

Enfin, le Kelipe, Centre d’Art Flamenco, produit aussi des artistes renommés et on y goûte au diverses formes de cet art arabo-gitans toujours bien vivant. Les danseurs viennent offrir leur art à travers la danse, le chant, la guitare, le « cajón flamenco ». Ils donnent aussi des conférences, des cours et participent à des expositions.

Puis, il y a la rue, les bars et la plage parce qu’ici hommes et femmes sont nés avec le don de danser dans le sang… Les parcs comme le jardin botanique entre le Paseo del Parque et la Palmeral de las Sorpresas ou la terrasse du grand bar-restaurant El Balnerario à Banos del Carmen. Les dimanches souvent, des femmes s’y regroupent avec leurs belles robes à volants pleines de fleurs et de couleurs. Et ça danse et ça vibre à la cadence endiablée des guitares. Ce n’est pas du vrai flamenco, mais plutôt des Sevillanas (Seville n’est qu’à 200 km) ou l’une des 1001 variantes modernes de ces danses au rythme endiablé, chaque fois réinventé…

-La Peña flamenca Juan Breva – C/ Ramón Franquelo, 4 – (centre historique).

-Le Kelipe, C/ Álamos, 7 – Ouvert dès18h. Spectacles : 20h30 à 22h30 – Jeudis, Vendredis et Samedis. Réservations : + (34) 692 82 98 85 – Info : Lundi au Samedi, de 10h à 14h et de 17h à 23h. Fermé les dimanches.

-Restaurante Vino Mio, Plaza Jeronimo Cuervo 2 - Mercredi au Dimanche de 20h à 21h30. Réservation sur le site :

5. Shopping, un art de vie

Calle Marquez de Larios, la principale artère commerciale qui s’étend de Plaza de la Marina (Alameda Principal) à la Plaza de la Constitution, scintille au cœur de la ville piétonne. Elle est franchement somptueuse. De Noël à Carnaval, elle est parée d’un décor lumineux enchanteur. On y retrouve nombre de grandes enseignes typiquement espagnoles comme, Bimba e Lola, Desigual, Camper, Massimo Dutti, Mango, Oysho, Women Secret, Pull and Bear, Zara & Zara Home (tous bien de ce grand pays!) et bien d’autres dont certaines restent ouvertes tous les dimanches. D’autres grandes marques comme Adolfo Domínguez se cachent dans les ruelles annexes et pour un rien, on y revient. Il y a toujours un petit plaisir abordable pour vous tenter, vu que les prix sont partout 20 à 30% moindre qu’en France et en Belgique. Autre ruelle commerçante où on trouve ce qui pourrait manquer Calle Larios,  c’est la Calle Nueva, avec des marques comme Sfera ou Berschka… Elle commence tout près du grand marché aux légumes El Mercado Central de Atarazanas. Poissons, crustacés, fromagers, bouchers, fruits et légumes… Le lieu d’influence mauresque tout en vitraux et en acier est une vraie splendeur et une corne d’abondance. Le must ? Aller manger des boquerones, rosada, salmonetes, calamares, calamaritos ou pulpo (frits) avec un vin blanc sur les petites tables à l’entrée du marché. Juste meilleur et mieux servi qu’ailleurs et l’ambiance le samedi matin quand le soleil vous enveloppe, elle vous plonge dans la vie authentique des Malagueños!

A deux pas du centre, une pléiade de centres commerciaux concentrent encore et encore les principales marques citées plus haut. Nommons le Centre Larios (Av. de la Aurora, 25), Vialia Centro Commercial (Explanada de la Estación, à la gare), Centro Comercial Rosaleda (nord-ouest de Malaga et surtout, le très renommé Corte Inglès qui possède deux bâtiments côte à côte et si franchement vous cherchez quelque chose (de qualité) introuvable ailleurs, c’est là que vous trouverez. Au sommet, un paradis des gastronomes vous attend et une terrasse avec un cocktail-bar très branché en font une expérience culinaire à ne pas manquer (accessible en train, métro et bus 11, 14, 17 + 6,7, 8, 21, 23, 38). C’est là qu’on trouve notamment les meilleurs hamburgers de Malaga.

Les marchés:

  • Mercado Central de Atarazanas, Ataranazanas, 8  (meilleur bar pour manger : Bar Mercado Atarazanas)
  • Mercado de Salamanca, San Bartolome, 1

Les supermarchés, un peu partout:

-Mercadona, le meilleur rapport qualité-prix, SuperSol, surtout pour les touristes (entre Passeo de Sancha et Pedregalego), Dia, populaire et bon marché, Carrefour Express et Express BIO et Lidl, ici très huppé!

6. La cathédrale Manquita, La Semana Santa, Noël et autres festivals

Comme à Cordoue ou à Grenade, la cathédrale de Malaga renvoie à son histoire entremêlée de grandeurs mauresques et de bravoures chrétiennes. Symbole bien-aimé de la ville, les premières pierres de la Manquita ont été posée en 1530 sur le site d'une mosquée almohade, pour n’être « achevée » qu’au 17e. Son surnom, qui signifie « la femme à un bras », vient de sa tour sud qui n’a jamais pu être dressée. Une légende veut que le financement nécessaire à la construction de la cathédrale a été donné à la cause des colons pendant la guerre d'indépendance des Etats-Unis. La visite de Nuestra Señora de la Encarnación est gratuite et mérite largement le coup d’oeil. Les détails complexes des 42 personnages sculptés dans les stalles de Pedro de Mena sont à couper le souffle. Admirez aussi le très bel orgue et le petit musée. Pour les photographes, c’est en matinée, en prenant ses premiers tapas sur la plaza del Obispo qu’on appréhende le mieux le faste de sa façade. Enfin, évoquer la Manquita ne va pas sans mentionner le grand événement annuel, La Semana Santa (entre le dimanche des Rameaux et le dimanche de Pâques). Une semaine de défilés, de pénitents, de marches, de réjouissance, de fêtes, de bières et de vins, de larmes et de rires et surtout, le plus insensé bain de foule que vous puissiez imaginer. Près de 5 millions de visiteurs y assistent chaque année! Agoraphobes, s’abstenir.

7. Alcazaba, Arènes, Théâtre Romain et Gilbralfaro

Malaga est une grande ville d’Art et d’Histoire. Comme Grenade, elle possède son petit Alhambra (ville fortifiée) ici nommé Alcazaba (plutôt palais fortifié, mais le mieux préservé d’Andalousie) datant du XIe siècle. Mozaïques, fontaines, petits jardins, patios, tous les charmes mauresques de la dynastie Hammudites sont présents et surplombent mer et terre. A son pied s'étend un théâtre romain du 1er siècle avant JC. Un petit musée gratuit dans une drôle de boite gravée en acier Corten ultra-moderne s’intègre à merveille dans cet écrin historique de grande beauté et visitable en quelques heures à peine. Les plus paresseux se contenteront de les admirer d’en bas, de la plaza qui longe l’avenue piétonne Alcazabilla, en sirotant un tinto de Verano chez Pimpi.

Balade dominicale par excellence, le château du Gibralfaro est une autre forteresse tout en haut de la colline Jbel-Faro (« montagne de lumière »). Construite au cours de l’été 1487 par les rois catholiques pour loger les troupes et protéger l'Alcazaba, elle est gratuite d’accès les dimanches dès 14h. Un long escalier serpente de l’arrière du théâtre romain jusqu’au sommet et la plupart des touristes s’échinent en plein soleil alors qu’il est si simple de monter là-haut avec le bus 36, de visiter le castel, profiter du magnifique petit bar ombragé de tonnelles, puis de redescendre à pied aux heures dorées de fin d’âpres-midi. De cette sublime promenade, vous aurez notamment une vue imprenable sur les anciennes arènes (1874), le port et la Méditerranée à perte de vue…

Parmi les espaces tranquilles et autres balades enchanteresses, figure le Jardin Botanique-Historique La Conception, resplendissant du printemps à l’automne. A 3 km du centre, à la sortie nord de la ville, on y va en taxi ou en bus. Créé par les marquis de Loring et son épouse en 1850, c’est un domaine planté de plus de 5000 espèces tropicales, subtropicales, et de fleurs magnifiques. Très relaxant après un samedi de fiesta !

castillo-de-gibralfaro/  -  alcazaba-de-malaga/  -  teatro-romano-de-malaga/

8. Weekend à la plage

Malagueta, La Caleta, Baños del Carmen, Pedregalejo, El Palo : voilà de la plus proche à la plus éloignée les 5 plages ou petites stations balnéaires qui s’étendent à l’est de Malaga. A l’ouest, dans le quartier de Huelin après les quais (en direction aéroport), il y a aussi une longue plage bien droite où Antonio Banderas possède son Paseo maritimo mais elle n’a pas ce supplément d’âme que possèdent ses sœurs orientales. 

En gros, disons que Malagueta est la plus proche du centre ville (5 min du Centre Pompidou) donc la plus visitée des touristes pressés, La Caleta, juste après est sans doute la plus snob et El Palo, la plus populaire. Quant à Baños del Carmen, elle est si petite, qu’il n’y a de place que pour son bar-restaurant qui offre la plus belle vue de Malaga pour observer les couchers de soleil. En passant, dites bonjour aux chats errants. Une colonie s’est établie parmi les rochers qui longe la micro plage et nombreux sont les habitants de la ville, surtout les sportifs qui viennent s’exercer sur les instruments face à la mer entre La Caleta et Baños del Carmen (il y en 3 différents), qui s’arrêtent pour offrir une obole à la communauté féline. Quant à Pedregalejo, c’est un véritable phénomène. Ancien village de pêcheurs à l’architecture typique, cette station balnéaire -la favorite des retraités étrangers et des jeunes étudiants en langue- aligne côte à côte les célèbres « chiringuitos » (restaurants saisonniers sur la plage) qui ne désemplissent jamais les week-ends. Les samedis de mai à octobre, on pourrait croire que tout Malaga prend ses tapas face à la mer et c’est à peine si on s’entend parler. De 13h à tard en soirée, des barquettes en bois font office de BBQ sur lesquels on grille les « Espettos » brochettes de poissons de toute sorte. Si elles font partie intégrante de la gastronomie malagaise, méfiez-vous pourtant… A la fin de la grillade, souvent, les poissons retournent en cuisine pour un dernier bain d’huile et le résultat est souvent fort gras. Les plages sont mignonnes dessinant une alternance de petite baie et un club de passionné entretient toujours les lourdes barques de pêcheurs  et font des allers-retours à la rame jusqu’à la pointe du port. Il y a des bars aussi et l’ambiance est à la fois jeune et familiale. La matinée en semaine est toujours magique, Quel bonheur que de siroter son cafe con lèche assorti d’un petit zumo di naranja (jus d’orange) et d’un pitufo (petit sandwich) au coulis de tomate et jambon Serano.

Tables très populaires:

-Pez Tomillo, Paseo Marítimo el Pedregal, 1 (idéal pour les groupes, jeunes et pas très cher)

-Maricuchi, Paseo Marítimo el Pedregal, 14 (traditionnel, bonne réputation)

-Hôtel-Restaurant La Chancla, Calle Cenacheros, 54

Meilleures tables testées :

-Misuto, restaurant hispano-japonais/ Fusion cuisine, le seul sans terrasse mais repas au calme et d’excellence parfaite. Calle Varadero, 11 (en face du Pez Tomillo)

-La Paloma Fossil, Paseo Marítimo el Pedrega 20. Spécialités de pierrade, très bonne viande.

-La Machina, Paseo Marítimo el Pedrega 42 (Petite restauration, patron très chaleureux)

-El Pequeño Búfalo y su Mamá, Paseo Marítimo el Pedregal 74 (mix asiatique, italien, espagnol, hamburgers…)

9. Tapas et gastronomie

Voilà donc la rubrique que vous cherchiez en lisant en diagonale les précédentes… On y vient! S’attabler, boire et manger occupe une place importante dans la vie de tout un chacun et ici bien autant qu’ailleurs. Vous êtes en bord de mer et vous aurez bon nez de profiter de ses trésors. Entre les « pescaitos fritos » (friture de petits poissons dans la quelle figure en bonne place les « boquerónes » (anchois)), l’Ajoblanco (gaspacho d’amande blanche) et les albondigas (boulettes de viande en sauce) ou le Berza malaguena (ragoût d’hiver), il y a tant de choses à goûter et découvrir… Si vous ne vous adaptez pas au rythme espagnol, vous serez -comme nous- assez enchanté par l’abondance de tapas servi à l’heure de l’apéro, mais qui, pour tout Européen venu du nord, est assurément déjà l’heure du souper. Pour beaucoup, la vie des touristes n’est qu’une infinie transhumance de terrasse en terrasse. Le petit déjeuner se sert ici de 9h (voire plus tôt si ouvert) à 13h. Entre les quais, la grande roue et les vénérables ficus d’Alameda Principal s’étend le barrio (quartier) de Soho, ancien quartier bourgeois longtemps laissé à l’abandon. Lancé en 2013 grâce au projet MAUS (Malaga Arte Urbano en el Soho) qui allie musique, photographie, danse, théâtre, peinture et sculpture, a peu à peu transformé cette partie de la ville en un plateau artistique pour des artistes du monde entier. Des fresques immenses inondent les rues de couleur et de vies. C’est aussi le quartier bohème où l’on trouve la plus grande concentration de bars spécialisés dans les petits-déjeuners bon marché.

Vers midi, quand sonne l’heure du premier apéro; foncez à la Cueva de 1900. Il y en a plusieurs en ville mais celle au sud de la Calle Nueva, sur la somptueuse place Alarcón Luján (1) avec ses palmiers est au soleil. Vous y prendrez votre premier et meilleur verre de Rioja, toujours servi de petit tapas gratuit (charcuterie maison). C’est cher mais c’est le top. Sinon on aime beaucoup le Bar Restaurant La Bouganvilla, Calle Granada, 22. Là, on est au cœur de la vieille ville et en fin de journée, on sent, on observe ce mélange d’hommes d’affaires qui finissent leur journée autour d’un verre et de touristes venus du monde en entier, une vraie ville cosmopolite où vivent et travaillent de nombreux étrangers. Du couples restaurants italiens, indiens, chinois, japonais, latinos sont également légions. 

Pour un lunch sain et tendance, il y a le Recyclo Bike Café, un petit restaurant jeune qui sert beaucoup de plats végétariens et bio dans une atmosphère relax et très démocratique. Chaque midi du lundi au vendredi, ils proposent un lunch avec boisson et désert pour un prix ridicule. Plaza Enrique García-Herrera, 16 (derrière le marché Central de Atarazanas). Amoureux de la petite reine, ce lieu vous et dédié et c'est bien sûr aussi, un bon endroit pour en louer.

Grande expérience aussi, à faire au moins une fois si vous êtes plutôt sucré, c’est prendre un goûter (Hum ici c’est à 18h!) churros trempés dans un chocolat chaud très très épais ! La  Casa Aranda, Calle Herreria del Rey 1, est la plus célèbre et sans doute la meilleure.

Et lorsque tombe la nuit et que vous vient l’envie d’un vrai repas (menu) dans un très bon restaurant: voici quelques adresses : 

- El Chinitas, Calle Moreno Monroy 4-6 (espagnol traditionnel, prenez un menu découverte)

- L’atelier Clandestino Gourmet, Calle Nino de Guevara 3 (méditerrannéen & espagnol)

El Pimpi

Les jeunes eux préfèrent des bars à tapas très trendy et donc, forcément très authentiques comme Los Gatos, Plaza Uncibay ou La Tranca, Calle Carretería 93.

Enfin sachez qu’au port, José Carlos García est un chef étoilé au Michelin et sert on l’imagine aisément une cuisine à la fois créative et d’une grande finesse. A notez, sa superbe terrasse à côté du Centre Pompidou et face aux yachts. Plaza de la Capilla, dans Muelle Uno.

Impossible de clôturer une telle rubrique sans mentionner les incroyables breuvages que produit l’Andalousie… Vins doux, vins corsé, vins cuits… Moscatel, Pedro Jimenez, Vermut, on en trouve un peu partout mais si vous comptez en ramener une ou deux bouteilles; voici l’adresse : Antigua Casa de Guardia, Alameda Principal 18.

10. Bains arabes et tout un art de vivre

Et voilà ! Dans cette ville qui ne dort jamais mais pourtant étudie bien, on ne peut que savourer son soleil et son art de vivre. Car Malaga est aussi une ville universitaire, donc jeune qui attire en plus un grand nombre d’étrangers venus étudier l’espagnol. Facebook regorge de page où se regroupe les expats pour des sorties découvertes et avoir l’occasion de pratiquer. On notera que c’est à Pedregalego qu’on trouve le plus d’école de langues espagnoles pour étrangers.

Les amateurs de brocante, vieux livres et vinyles et autres collectibles trouveront aussi leur bonheur entre l’arrière du Musée Thyssen et la Calle Ollérias. A noter que Malaga possède son lot de boutiques bien-être et Bio dont une des plus grandes se trouve en face du marché Central de Atarazanas.

Dans cet art-de-vivre andalou, il nous reste à vous parler des Bains Arabes, ultime et féerique expérience à part entière héritière de sa grande histoire. Le plus beau se nomme Arab Baths Hammam Al Ándalus et se réserve en ligne de préférence ou sur place (réduction pour résident), Plaza de los Mártires Ciriaco y Paula, 5. Prenez le package avec minimum 15 minutes de massage ou de gommage, cela fait partie du rituel. (On trouve le même à Cordoue et Grenade, c’est absolument top-top-top ! 

En revanche, si vous cherchez surtout un bon long massage, il existe un autre plus petit hammam, pas franchement luxueux mais les soins donnés dans des salles particulières adaptées sont top. El Hammam, Open space & Spa, Calle Tomás de Cózar 13.

PLUS D’INFO :

www.whatmalaga.com/guide-malaga